Fraternité (Cotonou)
Patrice Sokegbe
22 Octobre 2009
Les échappements de fumée des motos et véhicules constituent une réalité quotidienne dans la ville de Cotonou. Ce problème crucial n'est pas sans conséquence sur les usagers de la route. Ces derniers sollicitent l'aide des autorités pour réduire ce fléau au Bénin.
Les échappements de fumée des motos et véhicules constituent une réalité quotidienne dans la ville de Cotonou
Les échappements polluent quotidiennement Cotonou, la capitale économique du Bénin. Les feux tricolores sont des endroits où conducteurs de taxi moto et chauffeurs s'arrêtent lorsque le feu passe au rouge.
Aux feux tricolores de Mènontin, motos et camions produisent des gaz d'échappement qui forment une fumée nuageuse. Parmi les usagers en attente, certains se sont protégés avec un casque, d'autres avec un cache-nez et d'autres encore inhalent la fumée. Selon Benoît, un mécanicien de la place, il y a certaines motos comme les marques "Mate" et " Suzuki" qui dégagent assez de fumée car elles ont nécessairement besoin d'huile à moteur pour régulariser le moteur en circulation. « La sortie de gaz d'échappement des motos à un temps est conditionnée par leur entretien rigoureux. Mais cela nécessite des moyens financiers » a-t-il précisé. Janvier Gahounzo, un passant déplore l'ampleur du danger que court la population s'expose à ces gaz d'échappement. « Je ne supporte pas les gaz d'échappement parce que je souffre d'une maladie des poumons » a-t-il déclaré.
Olivier Aïzan, conducteur de Zém pense que « Lorsqu'on sait d'avance de quel travail il s'agit, on se prépare en conséquence. Moi, je prends à la fin de chaque semaine une boîte de lait Peak. Bien qu'il y a depuis quelques années des motos à quatre temps, le problème demeure toujours crucial. Ce phénomène constaté est le fait que certains, attaqués par des maladies le manifestent surtout à ces endroits sensibles. C'est le cas d'un conducteur de taxi moto qui tousse de toutes ses forces.
Les usagers de la route, victimes de la pollution
Pour Vivienne Boko Gbénou, Médecin Généraliste à l'hôpital de Mènontin, la pollution est la présence de particules dans l'environnement résultant des activités des êtres humains qui sont nuisibles à la santé. « Le cas le plus répandu est la pollution atmosphérique à travers des gaz d'échappement accentués par le phénomène de Zémidjan » a-t-elle précisé. Les agents de police postés dans les feux et aux carrefours, les motocyclistes en général et les commerçants sont exposés à ce phénomène. Ainsi pour elle, plusieurs raisons déterminent la problématique de la pollution. La prolifération du phénomène de Zémidjan, la vente illicite de l'essence frelatée, la conduite des véhicules d'occasion et la mise en chantier des infrastructures routières. Contrairement aux villages, les usines sont concentrées à Cotonou.
Les populations s'exposent à court terme à des affections pulmonaires appelées broncho-pneumopathie et à long terme à des affections cardiovasculaires. Alors l'air respiré ne contient que des particules nuisibles à la santé. Pour mieux contrôler sa santé, le médecin généraliste recommande un examen systématique de santé par an, des cache-nez, l'humidification des routes en chantier. Les usagers invitent les autorités en charge de l'environnement à mener des actions radicales pour réduire la pollution dans la capitale économique Bénin.
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