Le Potentiel (Kinshasa)
Pierre Emangongo
23 Octobre 2009
Kinshasa — Le parti au pouvoir au Niger, le Mouvement national pour la société de développement (MNDS), est en tête des législatives controversées du mardi 20 octobre 2009. Reste que la Communauté internationale soutienne l'opposition nigérienne afin de pousser Mamadou Tandja à la démission.
Le parti au pouvoir au Niger, le Mouvement national pour la société de développement (MNDS), est en tête des législatives du mardi 20 octobre 2009 dénoncées par la communauté internationale et boycottées par l'opposition politique nigérienne, a, selon l'AFP, annoncé hier jeudi 21 octobre la Commission électorale indépendante (Ceni).
Sur 35 sièges déjà attribués (sur 113 à pourvoir), le MNDS a en obtenu 27, a annoncé à la radio d'Etat le président de la Céni, Moumouni Hamidou.
Le Rassemblement social démocrate (RSD) a gagné quatre sièges et le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP) deux sièges, d'après la Céni. Deux candidats indépendants ont également été élus.
Sur 225 des 226 communes du Niger, le taux de participation oscille entre 18% et 70%, selon les résultats proclamés au compte-gouttes par la commission électorale.
DEMISSION
L'ancien Premier ministre, Seïni Oumarou, président du MNSD, a été élu député pour la région de Tillabéri (ouest), a indiqué à l'AFP Issoufou Tamboura, chargé de la communication du parti.
L'organisation de ce scrutin a entraîné la suspension du Niger de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour violation des textes communautaires sur la démocratie.
L'Union européenne (UE) a réitéré hier jeudi 22 octobre qu'elle suspendra sa coopération si les autorités du Niger ne restauraient pas l'ordre constitutionnel bouleversé depuis le référendum le 4 août qui a permis au président Mamadou Tandja de prolonger de trois ans son mandat.
Mais le gouvernement de Niamey minimise ces critiques et ces sanctions, estimant que les puissances régionales «se méprennent» sur la situation politique du pays, grand fournisseur d'uranium, a rapporté Reuters. Qu'à cela ne tienne, la résistance de l'opposition nigérienne portera tôt ou tard des fruits. Et il est pour le moment impérieux que tous les démocrates de planète apportent leur soutien aux partis politiques d'opposition et à la société civile du Niger afin de pousser le président Mamadou Tandja à la démission.
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