23 Octobre 2009
opinion
Cher Wambi, Hier encore, Simonville subissait les dernières épreuves de la saison des pluies : de bien fines gouttes qui n'ont pu résister aux velléités de l'harmattan, précoce cette année.
C'est dire que, très bientôt, s'annoncera le froid, propice à la floraison des kapokiers et qui ouvrira la voie à une nouvelle saison. En tout cas, dans certaines de nos régions, on s'affaire à fêter le nouveau mil ; preuve s'il en est encore besoin que malgré le déficit pluviométrique survenu après le déluge du 1er-Septembre, la campagne agricole a été relativement bonne.
Mais, hélas, cher cousin, le malheur côtoyant toujours la bombance, quelle ne fut ma douleur d'apprendre, à l'instar de nombre de citadins, le rappel aux ancêtres de Naaba Sebdo, le chef coutumier de Laye, qui aura régné dix-neuf (19) années durant, puisque intronisé en 1990. Bien entendu, tu tiendras informée toute la contrée que je suis de cÅ"ur avec vous, dans l'attente de pouvoir, moi aussi, venir sacrifier à la tradition.
Ces jours-ci, la mort, l'invisible et invincible voyageuse, était sur les rives du Kadiogo, semant consternation et désolation. Oui, cher Wambi, il était fils d'une des grandes familles de Ouagadougou, à savoir celle de feu Laurent Bandaogo, homme politique de la première génération et ancien président de l'Assemblée territoriale de Haute-Volta. Il fut également un des premiers cadres autochtones du Service des Domaines dans notre pays.
Il a inauguré à son mariage dans les années 66 la pratique des lunches, qui est devenue une tradition bien établie. « Il », c'est Joseph Bandaogo, premier né d'une longue fratrie (ils étaient en effet dix frères et sÅ"urs) où l'on compte de grands commis de l'Etat, des directeurs de société, des magistrats, des footballeurs de rCher Wambi, Hier encore, Simonville subissait les dernières épreuves de la saison des pluies : de bien fines gouttes qui n'ont pu résister aux velléités de l'harmattan, précoce cette année.enom... Eh bien ! cher Wambi, l'aîné des frères Bandaogo s'est éteint le lundi dernier à l'âge de 71 ans.
Ce qu'il convient de retenir quand on évoque aujourd'hui sa mémoire, c'est le bel exemple qu'il a donné, à savoir qu'on peut bedonner de diplômes et savoir se reconvertir fort utilement et profitablement dans un secteur d'activité qui n'était réservé, surtout à l'époque, qu'à ceux qui n'ont pas eu la chance d'aller à l'école.
En effet, par suite de problèmes de gestion au sein de son service, semble-t-il, il dut quitter les Domaines, se jura de ne plus jamais être l'employé de personne, et s'installa à son propre compte ; non pas dans les secteurs structurés du commerce et de l'industrie, mais comme simple charcutier, donnant ainsi au « porc au four » ses lettres de noblesse à travers la ville de Ouagadougou.
Différées dans l'attente de ses enfants à l'extérieur du pays, notamment au Canada, ses obsèques auront lieu ce week-end, d'abord avec une veillée demain samedi dans la maison familiale de Dapoya ; puis l'absoute et l'enterrement le dimanche à partir de 14h 00.
Tu as dû aussi l'apprendre en son temps, cher Wambi, le décès de M. André Aubaret, président d'honneur de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso, survenu le 02 juillet 2009 à Marignac (Bordeaux-France) dans sa 89e année. Ses obsèques s'étaient déroulées selon ses vÅ"ux dans son village natal dans la plus stricte intimité familiale, et cela, au grand regret de ses amis burkinabè.
Eh bien ! ces derniers et tous ceux qui le désirent auront l'occasion de lui réserver un ultime hommage ce week-end à Ouagadougou, où sa famille est attendue ce vendredi même. Une veillée de prières se déroulera le samedi 24 octobre à partir de 20 h à son domicile de Ouaga 2000 ; veillée au cours de laquelle de nombreux témoignages seront délivrés.
Le lendemain dimanche 25 octobre, à partir de 8h 30, une messe de requiem sera dite à l'église Jean XXIII pour le repos de l'âme de celui dont le Burkina était la seconde, sinon la première patrie. Arrivé, en effet, dans notre pays en 1941, concessionnaire entre autres de la marque Citroën, il aura en sus de ses propres affaires participé au développement de notre pays, comme député, vice-président du Conseil économique et social, mais surtout comme président de la Chambre de commerce, d'agriculture et d'industrie de Haute-Volta, de 1948 à 1982.
A ce poste, il aura à son actif la réalisation de Ouagarinter, dont on mesure aujourd'hui tous les bienfaits pour un pays enclavé comme le nôtre, et la ZAD, qui n'en finit pas de s'étendre.
Et maintenant que la page sombre de la présente est tournée, cher cousin, revenons aux dernières gouttes de la saison des pluies, dont je te parlais plus haut.
Car, l'ASECNA, qui nous a accompagné durant toute la saison, aura tenu toutes ses promesses, comme elle nous permet aujourd'hui encore de nous faire une idée des relevés pluviométriques de la semaine du jeudi 15 au mercredi 21 octobre 2009 : Dori = 1,0 mm ; Ouahigouya = 14,2 mm ; Ouagadougou-aéro = 3,8 mm ; Somgandé = ..... ; Dédougou = 4,1 mm ; Fada N'Gourma = 40,6 mm ; Bobo-Dioulasso = 20,8 mm ; Boromo = 1,2 mm ; Pô = 12, 6.. mm ; Gaoua = 41, 3 mm ; Bogandé = 22,9 mm.
Tu me demandes confirmation du relogement des sinistrés du déluge du 1er septembre 2009 à Yagma et dans ses environs ? Ainsi en a effectivement décidé le Premier ministre, Tertius Zongo, à la faveur d'un point de presse donné le jeudi 15 octobre dernier.
Evidemment, des mesures d'accompagnement ont été prévues à cet effet, quoique diversement appréciées, mais, en attendant, certains vautours, qui croyaient tirer profit du malheur des sinistrés, sont en train de méditer sur leur sort à la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Parmi ces misérables, qui se seront tristement illustrés à travers le recel et la vente des produits de première nécessité destinés aux victimes du déluge, figureraient, hélas, aussi quelques têtes couronnées, qui croyaient pouvoir jouir d'une certaine impunité.
Pendant ce temps, cher cousin, du côté de la Patte- d'Oie, enseignants et élèves de l'école Waog-taaba ne savent toujours pas à quel saint se vouer. Le déluge est passé par là aussi, mettant trois salles de classe hors d'usage. Alors que l'harmattan s'annonce, la question se pose de savoir si les tentes, nouvellement et douloureusement acquises, permettront de parer à toutes les nuisances qui viendront d'ailleurs. L'autorité tente de parer au plus pressé pendant qu'enseignants et élèves scrutent anxieusement l'horizon. D'où donc viendra le bon samaritain qui humanisera ce camp de réfugiés ?
Et l'on reparle de révision constitutionnelle, cher Wambi, au pays dit des « Hommes intègres ». Depuis que le président du Groupe parlementaire CDP, l'honorable Mahama Sawadogo, a ouvert la brèche à la faveur des journées parlementaires tenues à Bobo-Dioulasso en fin septembre, c'est une véritable levée de boucliers qui s'est invitée dans la conjoncture politique nationale.
Mahama Sawadogo avait-il parlé de lui-même en grand garçon ou avait-il seulement et fidèlement exécuté un ordre venu d'où l'on sait ? Question sans objet, du moment où l'unanimité, rien qu'à lire les internautes, semble faite contre toute éventuelle modification nouvelle de notre loi fondamentale dont l'objet final serait de sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels. En tout état de cause, cher Wambi, son initiateur sait désormais à quoi s'en tenir et devrait tirer leçon des conséquences d'une telle audace, porteuse de tous les dangers.
Dans tous les cas, des sources généralement bien introduites susurrent qu'au sommet du CDP des directives seraient adressées aux différentes structures de base du parti, à l'effet d'avoir leur opinion sur une éventuelle modification de la Constitution. Ce que d'aucuns qualifient de référendum interne ou de primaire et qui pourrait gripper la machine CDP à quelques mois de la présidentielle 2010. Mais, comme toujours, rien ne filtre du palais de Kosyam, comme si les premiers concernés par la sourate de Mahama venaient de la planète Mars.
A chacun ses angoisses, pourrait dire le maire de la commune urbaine de Bittou, Karim Zampaligré, victime d'une motion de défiance pour mauvaise gestion, votée le 19 octobre dernier. Jusqu'au moment où je traçais ces lignes, cher cousin, personne dans le lanterneau politique n'osait y croire, pour la simple raison que le Conseil municipal de Bittou est entièrement constitué d'élus émanant du parti au pouvoir, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), dont le pestiféré du jour n'est autre que le secrétaire général de la sous-section ; il est chef coutumier par excellence de Bittou ; et responsable du Parc à bétail, entre autres responsabilités. Comment le tout-puissant édile a-t-il réussi l'exploit de se faire chasser tel un malpropre ?
Dans l'attente que toute la lumière jaillisse du ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD), on apprend que, ce 19 octobre-là, sur 63 conseillers votants, 49 se sont prononcés en faveur de la motion de défiance ; 2 contre (le maire et le chef de Mognooré) ; 2 se sont abstenues ; 4 procurations non pas été retenues ; il y a eu 6 absents.
Depuis, le maire banni serait à Ouagadougou, mais jusqu'à quand ? Peut-être d'ici là en saurons-nous davantage, cher cousin. En attendant, Tipoko l'Intrigante me presse de t'ouvrir son carnet secret. Que nous réserve-t-elle donc ?
n Remue-ménage à la Direction générale des impôts (DGI) ; depuis ces dernières semaines, il aurait été décidé de secouer le cocotier, à l'effet d'en extirper les brebis galeuses ; une entreprise pas des plus aisées qui a commandé l'implication de la Gendarmerie. Au jour d'aujourd'hui, nombre de cadres, et pas des moindres, auraient déjà été entendus par les pandores sur des exonérations de marchés et des importations.
A ce que l'on dit, certains d'entre eux auraient déjà été déférés à la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) où ils pourraient être rejoints par bien d'autres, qui se la coulaient douce. Reste à espérer que ce coup de balai redonne un peu de crédibilité à l'institution phare de l'économie et des finances burkinabè.
n Les Burkinabè d'une certaine génération se souviennent encore de ce jeune capitaine qui, à la tête du Groupement blindé, avait mis fin à la légende du Comité militaire pour le redressement et le progrès national (CMRPN) du colonel Saye Zerbo le 07 novembre 1982, avant de tenir tête aux artisans de la Révolution démocratique et populaire (RDP) une certaine nuit du 4-Août.
Mystérieusement, malgré la furie des commandos venus de Pô, il réussit l'exploit de s'échapper et de se réfugier en Côte d'Ivoire voisine où, durant plusieurs années, il se consacra à ses plantations de banane à l'ombre du vieux Houphouët.
Revenu au pays à la faveur du vent démocratique qui a soufflé sur le Burkina Faso au début des années 90, Jean-Claude Kamboulé, puisque c'est de lui qu'il s'agit, ne tardera pas à rejoindre les rangs du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), dont il est aujourd'hui le secrétaire général de la sous-section de Dano.
Alors que l'on croyait l'ancien baroudeur en rupture de ban avec l'armée nationale, la nouvelle vient de tomber, selon laquelle le capitaine Jean-Claude Kamboulé a été réintégré au sein de la grande muette avec le grade de colonel, et ce, depuis 1998. Un gros lièvre que le Dromadaire du jeudi vient de lever, et qui alimentera la chronique à la veille de la commémoration du 49e anniversaire des Forces armées burkinabè.
Manga, la cité de l'Epervier, vient d'être admise comme membre de l'Association internationale des maires francophones (AIMF). Cela s'est passé à Paris le 03 octobre 2009, lors de la 29e Assemblée générale de l'AIMF.
Chaque pays a droit à un quota de 10 membres. Avec l'adhésion de Manga, le Burkina Faso dispose de 9 communes membres de l'AIMF. Ce sont : Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Banfora, Koudougou, Ouahigouya, Tenkodogo, Dédougou, Yako, Manga. L'AIMF intervient au profit de ses membres par le financement de divers projets dans les domaines de : l'eau, l'assainissement, l'éducation, la santé, les infrastructures, et le renforcement des capacités.
L'adhésion de Manga à cette association a bénéficié du soutien déterminant du maire Simon Compaoré, président de l'Association des Municipalités du Burkina Faso (AMBF) et trésorier de l'AIMF. Il faut par ailleurs louer l'esprit d'initiative de Jean-Claude Bouda, maire de Manga, qui s'est beaucoup battu pour l'aboutissement heureux de ce dossier. Cette adhésion ouvre des voies à la commune de Manga sur le plan des perspectives futures de son développement. L'AIMF couvre 48 pays et 184 villes à travers le monde.
Vous êtes ressortissants, sympathisants, partenaires ou amis du Nahouri et particulièrement de la commue rurale de Tiébélé, vous aimez les rythmes endiablés du djongo et le kanzaga (mets local à base de feuilles), vous êtes un féru de la belle architecture kasséna, vous êtes un élève ou un ancien élève de l'école de Tiébélé centre ou, tout simplement, vous aimez les ambiances de retrouvailles empreintes d'émotion, de fraternité et de gaieté. Alors, cochez les dates des 30 et 31 octobre 2009 sur votre agenda et choisissez pour destination la ville de Tiébélé.
Car c'est à ces dates que se dérouleront en effet les festivités commémoratives du cinquantenaire de la toute première école primaire publique de ladite localité. La cérémonie officielle de cet anniversaire aura lieu le samedi 31 octobre 2009 à partir de 10 heures sous le parrainage du président de l'Assemblée nationale, Roch Marc Christian Kaboré, et la présidence de madame Odile Bonkoungou, ministre de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation (MEBA).
Le programme des festivités prévoit, entre autres, des conférences publiques, un hommage aux anciens maîtres, une visite de nouvelles infrastructures scolaires, un match de football, de nombreuses activités culturelles. Une occasion pour les anciens élèves de cette école de mettre en place leur amicale.
L'échéance de la présidentielle 2010 arrive à grands pas, et la Jeunesse CDP de Baskuy affûte ses armes. Ainsi, demain samedi 24 octobre 2009, la Coordination des jeunes de cet arrondissement tiendra sa rentrée politique à la maison des jeunes Naaba Abga du secteur 10 à partir de 8 h 00. La rencontre, organisée sous forme de formation politique et civique, sera parrainée par le secrétaire permanent des Engagements nationaux, Jean-Christophe Ilboudo, et coanimée par le ministre de la Jeunesse et de l'Emploi, Justin Koutaba, et le directeur de cabinet du Premier ministre, Jérôme Compaoré.
Du 29 au 31 octobre prochain, la cité de Naaba Kango vibrera, une fois de plus, au rythme du Festival Sport et Culture de Ouahigouya (FESCO). Placée sous la présidence de Me Gilbert Noël Ouédraogo, ministre des Transports, cette 7e édition de la fête du sport et de la culture est célébrée sous le thème : « Valorisation culturelle et éducation ». Quoi de plus normal que l'événement, cette année, soit coparrainé par les ministres Joseph Paré des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique et Odile Bonkoungou de l'Enseignement de base et de l'Alphabétisation.
Au moment où, dans la province du Nayala, l'on met les petits plats dans les grands dans la perspective de la fête du nouveau mil, un autre événement, et pas des moindres, s'invite dans l'activité au pays des esclaves des Mossé. Et ce n'est point à tort que le "gnotoro" coulera à flots : le professeur Joseph Paré, ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique (MESSRS), vient d'être élu, en effet, au Conseil exécutif de l'UNESCO à la faveur de la 35e assemblée générale de l'institution. Autant que l'on s'en souvienne, au nombre des Burkinabè qui auront déjà siégé au Comité exécutif de l'UNESCO, l'on peut citer les professeurs Joseph Ki-Zerbo ; Oumarou Clément Ouédraogo et Laya Sawadogo.
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