24 Octobre 2009
Kinshasa — Les dirigeants de l'Union africaine (UA) ont adopté, hier vendredi 23 octobre à Kampala, une convention destinée à protéger les déplacés, rapatriés et réfugiés sur le continent africain. Ce qui nécessite davantage des efforts pour la résolution et la prévention des conflits.
L'Union africaine (UA) a adopté hier vendredi 23 octobre une convention unique en son genre sur les déplacés, rapatriés et réfugiés, destinée à protéger les quelque 17 millions de déracinés d'Afrique, lors d'un sommet spécial à Kampala, a constaté l'AFP.
Cette rencontre de la capitale ougandaise a connu la participation notamment de quatre présidents (Ouganda, Zambie, Zimbabwe, Somalie) et deux Premiers ministres (Guinée Equatoriale, Namibie) et plusieurs autres représentants gouvernementaux.
Cette convention impose aux pays signataires de venir en aide aux déplacés, notamment les plus vulnérables comme les personnes âgées, et entend devenir un outil de prévention des déplacements forcés.
RESOLUTION DES CONFLITS
«Les Etats sont obligés de poursuivre pénalement des personnes qui commettent des violations graves du droit international humanitaire», a expliqué le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Jakob Kellenberger.
«Le droit humanitaire international dès l'origine s'est préoccupé de la question des réfugiés, mais pas complètement de la question des déplacés. Il s'agit donc avec cette convention d'un enrichissement du droit international dans la mesure où le nombre des déplacés en Afrique est bien supérieur à celui des réfugiés», a expliqué le Commissaire à la paix et sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra.
Le président de la Commission de l'UA, Jean PiLes dirigeants de l'Union africaine (UA) ont adopté, hier vendredi 23 octobre à Kampala, une convention destinée à protéger les déplacés, rapatriés et réfugiés sur le continent africain. Ce qui nécessite davantage des efforts pour la résolution et la prévention des conflits.ng, a pour sa part souligné que ces millions de déplacés et réfugiés constituaient «une menace pour la stabilité entière de l'Afrique». «L'Afrique compte environ un tiers du total des réfugiés dans le monde. Il est question de l'avenir du continent», a-t-il averti.
Ce qui donne raison au président ougandais Yoweri Museveni, qui a déclaré : «les conflits sont la principale cause qui provoque des réfugiés. C'est pourquoi la principale solution au phénomène est de s'assurer qu'il n'y a pas de conflit et que ceux en cours se terminent de manière juste». Une façon de souligner que les dirigeants africains devront déployer davantage des efforts pour la résolution et la prévention des conflits.
PEK
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