Antoine Battiono
26 Octobre 2009
La pluie diluvienne du 1er septembre 2009 a causé de nombreux dégâts dans des structures sanitaires de la région du Centre. Face aux problèmes survenus, le ministère de la Santé a pris un certain nombre de dispositions. C'est pour en parler et aborder les perspectives que le premier responsable de ce département, Seydou Bouda, assisté de ses collaborateurs, a animé une conférence de presse le vendredi 23 octobre 2009.
"La catastrophe du 1er septembre 2009 a révélé la fragilité du système sanitaire à Ouagadougou", a relevé le ministre de la Santé, Seydou Bouda au cours d'une conférence de presse le 23 octobre dernier. Pour lui, cela exige de revisiter le système sanitaire.
En effet, les inondations ont causé de nombreux dégâts dans des structures sanitaires dont le Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO) où les 29 services ont été touchés avec 13 services où la prise en charge des malades était devenue impossible. Les CSPS du secteur 3, de Pogbi, de Lougoussi, de Yaoghin et le centre médical urbain ainsi que les dépôts répartiteurs de médicaments des districts sanitaires de Boulmiougou et Baskuy.
Dès les premières heures des inondations, les malades de la pédiatrie et du service des maladies infectieuses ont été évacués à l'hôpital Charles de Gaulle ; ceux des autres services ont rejoint le CMA du secteur 30, pendant que les malades du service de pneumologie ont été reçus au Centre Candaf. Sur les services qui ne fonctionnent pas, le directeur général du CHU-YO, Lassandé Bagagné indique que ce sont ceux de pneumologie, d'urologie des maladies infectieuses, de neurochirurgie, de dermatologie, une partie de la radiologie.
Il faut noter que le centre Schiffra à Tanghin, une structure sanitaire privée, a été touchée et le gouvernement lui est venu en aide à hauteur de 50 millions de F CFA. C'est le seul centre privé qui dispose d'un scanner et qui supplée l'hôpital Yalgado, a souligné le ministre Seydou Bouda. Face à cette situation au CHU-YO, le ministère de la Santé a pris la décision de délocaliser les services sur des sites temporaires. Il s'agit d'un site en face de la MACO qui va abriter l'essentiel des services d'hospitalisation du CHU-YO, des locaux de l'ONG Better life à Tanghin et dans une moindre mesure des CMA de Paul VI, de Kossodo et de Pissy.
Les services du CHU-YO seront reconstitués dans l'arrière-cour du Laboratoire national de santé publique où le ministère dispose d'un espace de 10 hectares. Il faut souligner que sur les pertes subies, le ministère de la Santé a commandité une étude par des experts nationaux qui les estiment selon le ministre Seydou Bouda à 14,4 milliards de F CFA.
Un diagnostic est en train d'être mené et cela permettra d'apporter des améliorations qui vont redonner une 2e vie au CHU-YO. Le ministre de la Santé a abordé la prise en charge des sinistrés et on peut relever qu'entre le 1er septembre et le 11 octobre derniers, 39 066 personnes ont été prises en charge sur les sites. Notons que des partenaires techniques et financiers dont l'OMS ont soutenu le ministère de la Santé.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Le Pays. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.