Aristide Ekambi (stagiaire)
27 Octobre 2009
Les coordonnateurs du Programme national du développement participatif étaient à Douala vendredi dernier.
Ouverte à Limbe mardi, 20 octobre dernier, c'est à la maison du parti de Bonanjo à Douala, en présence des bailleurs de fonds, que s'est achevée l'évaluation de la première phase du Programme national du développement participatif (Pndp) lancé il y a 4 ans. M. Secke Ousmane, chargé du projet à la Banque mondiale, assisté de Mme Marie Madeleine Nga, coordonnatrice nationale du Pndp Cameroun, et des maires des communes de Ngaoundal et de Soa, sont venus évaluer et expliquer ce programme à la foire intersectorielle de Douala.
D'emblée, ce qu'il faut noter est que «cette première phase du Pndp devait servir à observer la volonté du gouvernement d'accompagner les communes. Ces dernières devaient s'approprier ce programme. Le coût total du programme s'élevant à plus de 100 millions de dollars, le gouvernement doit apporter sa contribution. A ce jour et arrivé au terme de la première phase, nous sommes satisfaits. C'est ce qui a poussé la Banque mondiale à doubler son enveloppe, qui passe de 20 millions à 40 millions de dollars, dans le cadre de la 2e phase qui va de 2010 à 2014», a indiqué Ousmane Secke.
Satisfaction
Du coup, on annonce que ce projet de soutien aux communes locales, va s'étendre sur les dix régions du pays. Lors de la première phase du Pndp, seules six des dix régions avaient en effet été retenues. L'objectif, à terme, est d'assister le gouvernement du Cameroun à établir et mettre en oeuvre un mécanisme de financement décentralisé, afin d'assurer un développement communautaire participatif en milieu rural. «Lors du lancement de ce programme à Soa, nous avons, à notre niveau, bénéficié des projets d'électrification, de l'aménagement des points d'eau potable, de la constructions des écoles et des magasins de stockages, etc.
Et ce que je retiens, c'est que le Pndp encourage la prise en charge des communes de leur propre développement par l'identification des besoins, la planification ou le diagnostic des actions à entreprendre, et la fixation des priorités. Tout ceci a permis à ma localité de rayonner aujourd'hui», indique Embolo Essama, maire de la commune de Soa. Satisfaction également pour Mama Abakai Lagbo, le maire de la commune de Ngaoundal, qui reconnaît les biens de ce Pndp dans sa localité. Dans l'ensemble, la première phase de ce programme de la Banque mondiale a permis la construction de 149 salles de classes. Par ailleurs, les actions menées auraient permis l'accès d'environ 60.000 personnes aux soins de santé à travers la construction ou la réhabilitation de 16 centres de santés intégrés. Conséquence, selon les promoteurs du Pndp, l'on a vu le nombre de consultations mensuelles passer de 253 à 376.
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