Aristide Ekambi (stagiaire)
27 Octobre 2009
Le retard dans le lancement de cette manifestation commerciale qui vient de se tenir à Douala a créé quelques désagréments.
Deux jours avant la clôture officielle de la Foire intersectorielle de Douala (Fid), certains exposants ont tôt fait de ranger leurs affaires et de lever le camp. Initialement prévue pour démarrer le 15 octobre dernier, c'est finalement le mardi 20 octobre qu'elle a été officielle inaugurée par Badel Ndanga Ndinga, ministre de l'Industrie, des Mines, du Développement technologique à la maison du parti de Bonanjo à Douala, en lieu et place du Premier ministre, Philémon Yang, longtemps annoncé par les organisateurs. "Le retard dans le lancement de la foire nous a causé un manque à gagner de 5 jours.
A cela, on peut ajouter des désagréments. Notamment, l'électrification qui n'a pas été faite à temps, l'eau qui suinte le long du toit au point de faire sentir la moquette, etc. Mais une fois qu'elle a démarré, nous avons essayé de nous rattraper.
Même si plus tard, le second problème a été que la foire n'a pas connu une grande affluence, les visiteurs étaient presque absents", précise Mathilde Kong Epse, chargée des transferts à la société de microfinance Firstt Trust agence d'Akwa. Et sur plus de 340 stands aménagés, seuls près de la moitié était occupée. Ce qui a entraîné le découragement qui se lisait sur de nombreux visages.
Et la plupart des exposants étrangers évoquent même la possibilité de ne pas renouveller l'expérience. "Je ne dirai donc pas que ça s'est bien passé. Il y a pas eu grand-chose à faire, pas de visiteurs, et les quelques clients qu'on a eu sont des exposants venus proposer leur produits. Et pour que je revienne ici, il va falloir repenser l'organisation de la prochaine édition", soutient Amar Beye Mbacke, couturier sénégalais.
Résolutions
Cette situation a été encouragée par le fait, selon eux, les organisateurs ont prévu de vendre les billets d'entrée à 500 francs Cfa par personne. Alors que "nous étions venus proposer et faire connaître nos produits. Nous avons plutôt eu droit à une foire sans public. Pour nous, avoir plusieurs visiteurs qui viennent et vont même sans rien acheter et avec qui on discute afin d'assurer notre présence sur le marché était essentiel", indique Louis Bertrand Tchounkeu, des établissements Henri et Frères. Pour certains exposants, c'est plutôt un sentiment de satisfaction.
Car cette première édition à donner lieu "à un véritable dialogue entre le secteur public et privé. Et l'espace échange qui de part les différentes thématiques a permis de noter quelques résolutions marque le début d'une nouvelle vision du Cameroun à l'horizon 2035 ", précise Landry Noutchouang, directeur des Etudes et des Projets à la Chambre de Commerce. Toutefois, s'il y a eu un retard, "ce n'est pas dû à la Chambre de Commerce. Tout va être mis en oeuvre pour une meilleur organisation lors de la prochaine édition", poursuit-il.
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