Propos Recueillis Par Lazare Kolyang
27 Octobre 2009
interview
Le président du comité exécutif de la Fid tire les leçons de la première édition.
Quel bilan faites vous de la tenue de la première édition de la Foire intersectorielle de Douala ?
Je commencerai par dire que c'est un pari qui a été tenu. Il fallait le faire, la foire a été conçue pratiquement sous silence. Et elle s'est achevée sur une note qui a permis à tous ceux qui étaient encore hésitants de découvrir qu'il s'agissait d'un concept véritablement important, intéressant et pertinent. La Chambre se réjouit aussi du fait que les parties prenantes qui ont fait confiance à notre organisation en venant prendre part à la Fid comme exposant ou comme participant aux échanges qui ont été animés et qui ont bénéficié des interventions des sommités universitaires et des sommités du milieu des affaires, nous leur disons un grand merci parce qu'ils se sont quasiment sinon de manière absolue approprié et le concept et la thématique. Et ça, il fallait également le faire. Maintenant il faut faire en sorte que cette manifestation rentre dans la pérennité, compte tenu des objectifs que nous poursuivons.
Est-ce qu'on peut dire que vous êtes un président satisfait ?
Je dirai que je ne plains pas. Nous ne pouvons pas rougir de ce qui s'est passé. Nous sommes sereins et nous tirons les leçons à leur juste dimension, question de nous amener à nous remettre au travail immédiatement après la tenue de cette première édition pour préparer l'édition future.
Quels ont été les manquements que vous avez observés au cours de cette première édition ?
Des écueils ne manquent jamais. Nous avons eu quelques perturbations dues à la pluie, même s'il faut toutefois reconnaître que la pluie n'a pas occasionné des nuisances instrumentales. Nous avons eu un déficit en énergie électrique. Mais Dieu merci, l'éclairage est arrivé au deuxième jour seulement de l'ouverture. Tous ceux qui étaient là ont compris et vu les efforts que nous avons déployés. Nous avons également eu un déficit en communication, ce qui de ce côté également ne nous fait pas rougir parce que la presse a quand même relayé l'information par rapport à la tenue de cette manifestation et l'importance que lui ont donné les acteurs du secteur privé et l'autorité publique.
Et quelles peuvent être les améliorations pour la prochaine édition ?
En termes d'amélioration, c'est déjà mieux de nous adapter au site qui a accueilli la première édition, puisque d'ici l'année prochaine il serait hasardeux de penser que Douala pourrait être dotée d'infrastructures capables d'accueillir les manifestations commerciales d'envergure internationale. Et que nous apportions des corrections dans les aspects du genre accompagnement en communication de la manifestation, programmation des actions dans des délais qui permettent que les exposants prennent leurs stands dans les délais, pour que le premier jour de la manifestation ils soient là. Des mesures correctives sont à apporter par rapport à la culture même de la foire. Pour dire que les opérateurs économiques n'attendent pas le discours de l'autorité pour penser que la foire a véritablement démarré alors que dès le premier jour on peut engager des actions pour gagner de l'argent ou en notoriété.
Est-ce que le prix d'entrée de 500 francs n'était pas un peu démesuré ?
C'est un prix qui a été délibérément validé par le comité. C'est un positionnement que nous avons voulu, étant donné que la Fid s'adresse à un public du monde des affaires. Mais rapprochement fait avec le grand public, nous avons juste coupé la poire en deux, parce que le prix d'entrée aurait pu être fixé à un niveau plus élevé.
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