Wal Fadjri (Dakar)

Sénégal: Concert - Jac et le Takeïfa à l'Institut français de Dakar : Sur un air de famille

Mohamed Ndjim (Stagiaire)

27 Octobre 2009


Jac et le Takeïfa vivent une belle aventure musicale et familiale. Entre musique, chant, et danse, les membres de la fratrie Keïta ont livré une prestation chaleureuse jeudi soir à l'Institut français Léopold Sédar Senghor.

A l'Institut français jeudi soir, Jac et le Takeifa ont gratifié leurs sympathisants d'une prestation musicale à la croisée des chemins entre concert et soirée dansante. Les quatre frères Keita ont régalé leur monde, accompagnés de leur soeur bassiste Maah Koudia, du percussionniste Macoumba Ndiaye et du saxophoniste Sanou. De nombreux mélomanes se sont mobilisés pour se délecter de la performance de ces jeunes musiciens qui ont montré toute l'étendue de leur univers artistique. Dès le début du concert, les Keïta ont donné le ton, traçant les contours d'une soirée pleine de surprises. A l'écoute des premiers accords acoustiques, on eut volontiers cru que les musiciens faisaient la balance. Mais il n'en est rien. Ibrahima Keïta, le batteur s'est chargé de dissiper cette impression en décochant des salves rythmiques survoltées.

Les 'hostilités' ont démarré dans la foulée, avec un morceau en hommage aux hommes pieux qui ont marqué l'histoire du Sénégal. Tous vêtus de pantalons bouffants, les artistes avaient de la prestance. Tantôt reggae tantôt jazz, rock aux moments où l'on s'y attendait le moins, des mélodies recherchées ont accompagné les envolées vocales du choriste Fallou Keïta et de son frère Jac. Espiègle, ce dernier s'est parfois emparé des baguettes pour tâter du tambour, suscitant des acclamations du public. Cheikh Tidiane Keïta, en bon soliste, Maah Koudia en virtuose de la guitare basse et Jac, lead vocal préposé à la guitare acoustique, ont surfé sur plusieurs vagues harmoniques. Sanou, saxophoniste de l'orchestre familiale, a aussi régalé les fans du Takeïfa. Le batteur Ibrahima Keïta et Macoumba Ndiaye, le percussionniste, se sont chargés de rythmer les chansons.

Pour le plaisir des inconditionnels, insatiables, les artistes se sont dépensés sans compter. En plus d'interpréter quelques titres inédits, ils ont revisité, durant deux heures, les 12 morceaux de leur unique album, Diaspora, sorti en 2008. Jac et le Takeïfa ont voulu allier une parfaite occupation de l'espace scénique à une franche volonté de faire danser les spectateurs. Ils y sont parvenus. Une bonne partie du public a délaissé la position assise, préférant improviser un bal-poussière dans les jardins de l'Institut français, entre la scène et la tribune.

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