L'Express de Madagascar (Antananarivo)

Madagascar:Le GIC désavoue Ravalomanana

Iloniaina Alain

28 Octobre 2009


La présidence de la Transition ne figure plus à l'ordre du jour du Sommet d'Addis Abeba du 3 au 5 novembre. Une réponse du GIC aux revendications de la mouvance Ravalomanana.

LeSommet des chefs de file d'Addis Abeba, du 3 au 5 novembre, sera consacré à la mise en place des institutions de la Transition. A priori, la question relative à la présidence, à la vice-présidence et au Premier ministre, ne devra plus occuper une part décisive du débat.

«Addis Abeba n'a qu'un objectif : composer les structures et attribuer les responsabilités qui ne l'ont pas encore été. Il s'agit des 28 postes du gouvernement, de la clé de répartition du Conseilsupérieur de la Transition, du Congrès et du Conseil économique et social», a déclaré Ablassé Ouedraogo, émissaire de l'Union africaine hier. Il affiche la sérénité avant l'ouverture du Sommet inter-malgache à Addis Abeba.

Tâche ardue

Ablassé Ouedraogo n'a pas rejeté l'idée d'évoquer lesujet au cours de la réunion.«Le président Ravalomanana aura l'occasion de développer ses arguments à Addis Abeba», a-t-il indiqué. Mais il a laissé entendre l'impossibilité de remettre en cause la présidence de la Transition. «Quand le nom du Premier ministre de consensus a été trouvé, de facto tout le scénario de Maputo est en route. Andry Rajoelina est le président de la Transition. Il n'y a pas d'équivoquepour la communauté internationale», a-t-il soutenu.

L'émissaire de l'Union africaine balaye du revers de la main l'éventualité d'un blocage des discussions en cas d'intransigeance de l'ancien président Ravalomanana. Ce dernier avait à maintes reprises remis en cause l'attribution de la présidence de la Transition à Rajoelina. «Personne n'a poséde condition à la réunion», a-t-il soutenu.

Dansune certaine mesure, la déclaration de l'émissaire de l'Union africaine va conforter la position de la communauté internationale. Des ambassadeurs des pays membres du Groupe international de contact (GIC) avaient accueilli le Premier ministre d'union nationale Eugène Mangalaza à son arrivée à Ivato. Pas plus tardque le 22 octobre, Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie avait écrit à Andry Rajoelina en tant que président de la Transition, sur l'appui de son organisation dans le processus électoral.

Laquestion est maintenant de savoir la réaction et la stratégie que va adopter le camp de l'ancien président. Fetison Andrianirina, chef de délégation de la mouvance, a encore insisté hier sur la volonté de Marc Ravalomanana et de ses partisans de tout remettre à plat, du moins pour ce qui est des dirigeants de l'Exécutif de la Transition.Il est allé jusqu'à reprocher à Rajoelina d'avoir nommé Eugène Mangalaza à la tête du gouvernement d'union nationale.

Maisla tâche risque d'être ardue pour eux. Le camp Rajoelina a déjà planté le décor par l'intermédiaire de Ny Hasina Andriamanjato, vice-Premier ministre chargé des Affaires étrangères et chef de file de la mouvance, prêt à défendre ses acquis. «Quoiqu'il arrive, la présidence de la Transition occupée par Andry Rajoelina ne peut plus être remise en cause», a-t-il soutenu à l'issue d'une séance de travail entre les chefs de délégation avec Ablassé Ouedraogo.

Les partisans d'Albert Zafy sont également peu enclins à rediscuter du sujet. «Les titulaires de ces postes - président, vice-président et Premier ministre du gouvernement d'union nationale - sont connus et il n'y a pas lieu d'y revenir», a confirmé Régis Manoro.

Àune semaine de l'ouverture du Sommet, la course à la surenchère est lancée et les tractations vont s'intensifier. Et beaucoup d'eau pourra encore couler sous lesponts d'ici le 3 novembre.

Encadré

Départ des délégués le 2 novembre

Les délégations qui participent au Sommet d'Addis Abeba quitteront en principe Antananarivo le 2 novembre. Leur nombre est limité à dix par mouvance. L'Union africaine affrète un avion spécial pour le transport et prendra en charge les frais de séjour.

Albert Zafy voyagera avec l'ensemble des délégations qui prennent le départ d'Antananarivo. Andry Rajoelina et sa suite feront exception. Ils rallieront la capitale éthiopienne à bord d'un avion spécial à la charge du gouvernement. Comme lors des Sommets de Maputo, le voyage de Didier Ratsiraka pourra être pris en charge par le gouvernement français via un vol privé. Pour sa part, Ravalomanana prendra une ligne commerciale depuis Johannesbourg.

Les délégations seront logées dans le même hôtel à Addis Abeba. La réunion se déroulera au siège même de l'Union africaine en présence de Jean Ping, président de commission.

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Author: Malagas
Wed Oct 28 13:52:01 2009

Have pity on us Malagas as Madagascar is becoming a rogue state and carpet beggar media .


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