Libreville — L'Organisation de Coordination pour la lutte contre les Endémies en Afrique Centrale (OCEAC) et la Banque Allemande de développement (k.f.w) ont signé, un contrat de financement, lundi dernier, à Brazzaville, en vue de la mise en oeuvre de la deuxième phase du Projet de Prévention du VIH-SIDA, en Afrique Centrale (PPSAC), a-t-on appris ce mardi de source officielle.
Ce contrat a été paraphé par Jean-Jacques Moka, Secrétaire Général de l'OCEAC, et Hubert Eisele, Chef de division à la K.f .w. Après ce paraphe, Jean-Jacques Moka, a déclaré: « je puis affirmer, sans risque de me tromper que l'appui de la coopération allemande a contribué, non seulement, à mettre en place le vaste programme de lutte contre le VIH-SIDA, mais aussi à rehausser l'image de l'organisation auprès des autres partenaires», avant de remercier la République d'Allemagne pour son appui combien considérable aux pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC).
Pour le représentant de la Banque allemande de développement, Hubert Eisele, son pays contribue, depuis 2004, aux efforts de lutte contre le VIH-SIDA. « Comme la première phase s'est bien déroulée, nous avons opté d'engager une deuxième phase dont le contrat vient d'être signé», a-t-il indiqué. Interrogé sur la bonne gestion de ces fonds par une de nos source, Emmanuel Gbaguidi, Coordinateur du Projet Prévention du VIH-SIDA en Afrique Centrale (PPSAC), a précisé qu' « il a été mis en place une coordination régionale appuyée par le consultant régional, à savoir: l'Institut tropical suisse. En matière de bonne gouvernance, il faut nécessairement rendre compte.
On a fait l'expérience, au cours des trois années de la première phase et nous osons croire, qu'au cours des quatre années supplémentaires, le donateur n'aura pas d'inquiétude à ce sujet ». Après la signature de ce contrat de financement, il a été procédé à l'ouverture de l'atelier sur l'élaboration du projet « Harmonisation des systèmes d'homologation des produits pharmaceutiques, en Afrique centrale ». Cet atelier, organisé par l'OCEAC, en partenariat avec le Secrétariat du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), l'OMS et de l'Union africaine, prendra fin le 28 octobre prochain. Il a pour but de finaliser l'avant projet préparé par l'OCEAC qui sera présenté sous forme de projet sous-régional, en vue du financement par le consortium composé des fondations Milenda Gates et Clinton et le département anglais du développement international. Les travaux de cet atelier ont été ouverts par le Dr Nicolas Félicien Dologuelé, Chef de Département Programmes et Recherche à l'OCEAC.
Les participants à cet atelier viennent de la Tanzanie, de la RDC, de l'Angola, d'Afrique du Sud du Gabon, du Cameroun, la Suisse et du pays d'accueil. L'OCEAC, sur le plan institutionnel, est devenue, depuis janvier 2009, une Agence exécutive de la CEMAC, avec pour mission de mettre en oeuvre les politiques/programmes communs aux six pays membres de cette communauté sous-régionale en matière de lutte contre la pandémie du VIH-SIDA.
Pour contribuer à inverser la tendance des infections et les méfaits de la stigmatisation liés au VIH-SIDA, les délégataires de l'OCEAC et de la Banque Allemande de développement avaient mis sur pied le Projet Prévention du VIH-SIDA en Afrique Centrale.
L'accord intergouvernemental, signé à Yaoundé, au Cameroun, portant sur 23 millions d'euros, prend en compte les six pays d'Afrique Centrale, pour une période allant de janvier 2009 à décembre 2012.
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