Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)
Envoyé spécial - Ousmane Ibrahima Dia
27 Octobre 2009
Midrand — L'Afrique va parler d"'une seule voix" à la Conférence de Copenhague (Danemark) sur le changement climatique en décembre, ont réaffirmé mardi à Midrand plusieurs responsables continentaux présents à la session du Parlement panafricain (PAP).
La question du changement climatique était mardi au centre des débats des parlementaires panafricains réunis depuis deux jours à Midrand dans le cadre de la première session de leur deuxième législature.
Confrontés au péril suscité par le changement climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir, au Danemark, à surmonter leurs divergences d'intérêts de court terme pour se rassembler autour d'un projet politique.
Evoquant cette grande rencontre, le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, a déclaré que l'Afrique va parler d"'une seule voix" avec "des propositions communes".
L'Afrique entend, selon lui, demander aux pays pollueurs de réduire leurs émissions de gaz et de prendre aussi des engagements sur cette question.
Il faut également, relève Jean Ping, que l'Afrique reçoive une compensation financière suivant l'application du principe pollueur-payeur. A cela s'ajoute le transfert des technologies pour permettre aux Etats africains de s'adapter aux énergies vertes.
"Nous ne demandons pas la lune, ce sont des choses élémentaires", a indiqué Jean Ping qui co-animait une conférence de presse avec le président du Parlement panafricain, le Tchadien, Idriss Moussa Ndélé.
La parlementaire kenyane, Rachel Shebesh, a aussi souligné la nécessité pour l'Afrique d'aller à Copenhague avec des propositions communes. Rachel Shebesh a par ailleurs reçu à Midrand le prix du champion d'Afrique pour la réduction des risques de catastrophes.
Evoquant la Conférence de Copenhague, le président du Parlement panafricain, Idriss Ndélé Moussa, a estimé que le Protocole de Kyto en constitue un "enjeu". Il a déploré le refus de signature de cet engagement international par certains pays occidentaux dont les Etats-Unis.
"L'enjeu n'est pas la compensation financière, mais plutôt comment empêcher qu'on tue Kyoto", a précisé Idriss Ndélé Moussa.
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