Kinshasa — Dix personnes ont été tuées le week-end dernier dans des attaques lancées par les FDLR, en territoire de Rusthutu, au Nord-Kivu. Ces attaques, perpétrées entre vendredi et dimanche, rapporte radio Okapi, ont ciblé des positions de l'armée gouvernementale et des convois de voyageurs civils dans le territoire de Rutshuru.
Selon la source, la première attaque des FDLR a été enregistrée dans la nuit de vendredi à samedi à un poste tenu par les FARDC à Kiseguru, à environ 30 km de Rutshuru, sur la route menant vers le lac Edouard. Les soldats des FARDC ont repoussée l'attaque des rebelles rwandais. Le bilan est de trois éléments FDLR tués. Tôt le samedi, les FDLR ont attaqué un camion transportant des voyageurs dans la localité de Katwiguru, à 25 km à l'Est de Rutshuru. Six personnes, dont un soldat FARDC et un officier de la police, ont été tuées et douze civils blessés.
Dimanche, des tirs ont été entendus près de la base de la Monuc à Nyamilima, à 40 km à l'Est de Rutshuru. Trois camions des voyageurs sont tombés dans une embuscade tendue par les FDLR, sur l'axe situé à l'Ouest de Rutshuru, entre Rwindi et Kibirizi. Neuf personnes ont été blessées, dont un militaire. Un enfant a succombé à ses blessures, a rapporté la Radiookapi.net.
Il est vrai que la guerre classique a pris fin dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu entre les FARDC et la rébellion de Laurent Nkunda actuellement en détention au Rwanda.
Mais les FDLR, véritablement affaiblis, continuent à semer la mort et la désolation parmi les populations civiles. Cependant, l'opération «Kimia II» qui est parvenue à détruire la plupart de leurs sanctuaires et à les pourchasser s'affirme davantage pour éliminer les groupes résiduels des FDLR. Etant donné la souffrance de la population qui est tuée dans des attaques surprises, il est souhaitable que l'opération « Kimia II » puisse être renforcée afin de mettre ces forces, ennemies de la paix en RDC hors d'état de nuire.

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