Olivier Kaforo
28 Octobre 2009
Kinshasa — L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) appelle la population locale à intérioriser la culture de la légalité. C'est ce qu'a fait savoir le chef des opérations de l'OIM/RDC, Emery-Egide Kianga.
Migrations et la culture de la légalité, c'est le thème abordé par le chef des opérations de l'OIM/RDC le lundi 26 octobre 2009, au complexe scolaire Loango, dans la commune de N'Djili. C'était dans le cadre de la poursuite de la campagne de sensibilisation aux risques et dangers de l'immigration irrégulière. Objectif visé, convaincre les populations de N'Djili à ne pas se confier aux potentiels passeurs pour une quelconque immigration.
A travers un jeu de questions-réponses, le chargé des opérations a eu les mots justes pour fustiger, au nom de son organisation, de nombreux abus observés dans le processus de l'obtention du visa. Cela, après avoir brossé quelques détails relatifs au fonctionnement de l'OIM.
Afin de bien véhiculer le message, l'équipe de sensibilisation a procédé, comme d'habitude, à la présentation d'une saynète intitulée «Compteur à zéro», par la troupe théâtrale Afrik'action, partenaire de l'OIM. Une pièce qui raconte l'histoire d'un jeune garçon, qui, après avoir vendu la parcelle familiale, s'est confié à un passeur et foulé le sol européen. Désillusionné, il retournera bredouille au pays. «A travers cette pièce, nous voulons faire comprendre à la jeunesse kinoise, qu'elle n'a pas droit à l'erreur. Elle ne doit surtout pas se lancer dans des aventures de l'immigration irrégulière », a indiqué Guy Ikob Kob, responsable de Afrik'action.
Quelques explications ont été fournies aux élèves, en rapport avec l'obtention du visa, document important pour les migrants potentiels. «Rien ne sert de passer son temps à courir après les passeurs. Le lieu indiqué pour immigrer en toute sécurité demeure l'ambassade», a fait savoir la National officer de l'OIM/RDC, Francine Dinzeye. D'ailleurs, a-t-elle ajouté, l'obtention du visa n'exige pas de sommes colossales tel que l'exigent les passeurs.
Pour rappel, l'OIM est une organisation internationale créée en 1951. Elle a son siège à Genève (Suisse). Contrairement à ce que d'aucuns propagent, l'OIM n'est pas une agence des Nations unies. Il arrive de fois qu'elle travaille avec certains organismes des Nations unies tels que le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).Surtout pour faciliter les déplacements des réfugiés. L'OIM accompagne aussi certaines personnes qui font le regroupement familial. Elle assiste également des personnes qui n'ont pas réussi à s'installer en Europe ou ailleurs, en leur donnant l'information utile, dans le souci de recouvrer le pays d'origine
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