Waffo Mongo
28 Octobre 2009
En décembre prochain à Copenhague, la capitale du Danemark, le monde va confirmer son engagement à lutter sans merci contre le réchauffement de la planète.
Avant ce rendez-vous majeur, on a comme l'impression que des camps se constituent pour jouer des partitions particulières. Or, s'agit-il de cela ? N'est-il pas question de se concerter pour survivre demain ensemble ?
Certes, on ne peut occulter le combat de fond qui en arrière-plan oppose le Nord (riche) et le Sud (en développement). Ceux qui polluent et les autres qui subissent principalement les dégâts catastrophiques. Pourquoi ne pas mettre définitivement les pollueurs devant toutes leurs responsabilités ? N'est-ce pas eux qui disposent de moyens suffisants et appropriés pour lutter de manière efficace contre le réchauffement de la planète ?
Cette question est d'autant plus fondamentale qu'elle revient de manière récurrente au menu des sommets entre les dirigeants de ce monde.
C'est ainsi qu'à moins de deux mois de la conférence de Copenhague, le clivage entre le Nord et le Sud est loin de s'estomper. D'un côté, l'enveloppe consentie par les pollueurs est incertaine. De l'autre, les pays en développement rechignent à prendre des engagements chiffrés sur leurs futures émissions de gaz à effet de serre. Or, ces engagements sont indispensables pour déterminer le niveau de la coopération et le montant de l'aide.
A ce sujet justement, la récente Assemblée générale des Nations Unies à New York a été l'occasion pour les pays du Sud de monter un peu plus au créneau pour se faire l'écho des préoccupations des populations vis-à-vis de leur vécu quotidien. On a ainsi pu relever que les changements climatiques se font chaque jour plus inquiétants, avec des conséquences visibles dans tous nos pays. Et lorsqu'on sait que les deux bassins forestiers mondiaux (Amazonie en Amérique latine et le bassin du Congo en Afrique) se trouvent dans le Sud, il y a de quoi s'interroger mais aussi justifier la demande des pays les touchés pour une aide financière substantielle.
Et comme l'a si bien souligné, avec force le président Paul Biya du haut de la tribune des Nations Unies, s'agissant notamment des changements climatiques, « l'Afrique, à l'instar des autres continents, en expérimente durement les effets, quand même sa participation à l'émission des gaz à effet de serre demeure faible ». Le constat qui en découle est édifiant. Le réchauffement climatique qui en est le fait le plus marquant a des conséquences dans nombre de secteurs socio-économiques, dont l'énergie, la santé, l'agriculture, l'élevage et les écosystèmes, sans parler de la désertification galopante.
Au regard de l'ampleur de toutes les questions récurrentes, seule une réponse concertée peut apporter une solution durable. C'est ensemble qu'on peut trouver les solutions idoines pour survivre. Jamais contre l'autre.
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