Awa Guèye (Stagiaire)
28 Octobre 2009
Le siège de la fondation Konrad Adenauer a été le cadre, hier, une journée de réflexion sur le thème 'Jeunesse et valeurs religieuses'. Mansour Sy Djamil, l'abbé Alfred Waly Seck ainsi que des universitaires ont animé les débats.
Le siège de la fondation Konrad Adenauer, sis à Mermoz, a abrité hier une journée de réflexion sur le thème 'Jeunesse et valeurs religieuses', sous la présidence du général Mansour Seck, ancien ambassadeur. Pour l'historienne Penda Mbow, présidente du mouvement citoyen, il est possible d"apporter des réponses à la crise (morale) du Sénégal en nous recentrant sur nos valeurs'. Dans son allocution d'ouverture, Mme Bocandé, adjointe au représentant-résident de la fondation Adenauer a donné une définition de la jeunesse.
'La jeunesse est un concept très large, pour certains, elle commence à 14 ans et dure jusqu'à 30 ans, voire 35 ans', souligne-t-elle. Ajoutant qu'elle se caractérise par sa 'volonté d'améliorer le monde', par sa 'répugnance innée' pour l'injustice et par son 'aspiration au bonheur pour l'individu et pour la société'. C'est ce qui explique, d'après elle, que 'les jeunes se tournent vers les religions en tant que source de morale et de système d'orientation dans notre monde qui est marqué par une perte vertigineuse de valeurs'. 'L'éducation de base est d'une grande importance dans la vie d'un individu', a souligné Mansour Sy Djamil, guide religieux.
Ajoutant que 'lorsque nous avons une éducation religieuse on a l'esprit plus entreprenant'. L'abbé Alfred Waly Sarr, à la lumière de la devise du Sénégal, mais aussi de l'hymne de la jeunesse du président Senghor, a fait le constat d'une jeunesse 'qui se veut certes vaillante mais écartelée'. Le prêtre voit dans les sacrifices que font les jeunes pour améliorer leurs conditions de vie et soutenir leurs parents, une noblesse. 'Une noblesse qui manifeste malheureusement une détresse', regrette-t-il. La détresse se traduit par l'impatience de la jeunesse. 'La réussite sans délai et à tout prix, l'amenuisement du concept de l'honnêteté et le deal pour ne pas dire le mensonge' sont entre autres des manifestations de cette impatience de la jeunesse théorisée par le prêtre. L'homme d'église préconise un changement de mentalité par un recours à la religion qui 'avait et a encore un rôle de régulation pour ne pas dire d'orientation'.
Rappelant quelques principes majeurs de la chrétienté que sont : 'Le retour à l'éducation familiale et parentale conforme et responsable, un retour à la foi ou un regain du sens de l'être sur l'avoir ainsi que le retour à la valeur du corps comme don de Dieu et de sa dignité.' Abdoul Aziz Kébé, enseignant à l'université de Dakar, à travers une communication écrite sur La promotion de l'apport islamique dans la lutte contre le Vih/Sida, a mis en exergue quelques valeurs de l'Islam telles que la solidarité, la connaissance de son corps, etc.
L'universitaire Selly Bâ, lui, a choisi de parler des 'Cheikhs et leurs rôles dans l'éducation de la jeunesse', en mettant l'accent sur les nouveaux 'cheikhs' : Demba Dia et Mohamed Ndao 'Tyson', entre autres. El Hadji Malick Sy Camara du Mouvement citoyen a choisi de parler de la manière dont cohabitent les musulmans appartenant aux différentes confréries dans le campus social de l'université de Dakar.
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