Roland Tsapi
28 Octobre 2009
La rencontre qui a duré deux jours, du 22 au 23 octobre 2009, s'est tenue à Jet hôtel, sous la coordination du bureau d'éducation d'Afrique de l'Ouest de l'Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (Ibb). Elle regroupait syndicats du secteur du bois de la région du bassin du Congo, venus de la République démocratique du Congo, de la République centrafricaine, et trois affiliés au niveau du Cameroun, sous la houlette de la Fédération nationale des syndicats des travailleurs des exploitations forestières, industries du bois, sylviculture et activités connexes du Cameroun (Fensyteifcam).
Selon Abdel Karim Ouédraogo, coordinateur d'éducation ouvrière à Ibb qui modérait les travaux, le bassin du Congo est non seulement riche et bien exploité, mais il joue également un rôle de régulateur au niveau de la biosphère. Malheureusement, les travailleurs qui s'échinent jour et nuit dans ces forêts, sont toujours les parents pauvres, du fait que leurs intérêts ne sont pas toujours pris en compte. Il est dès lors question pour les syndicats de défendre ces intérêts en garantissant santé et sécurité, en s'assurant qu'il y ait des contrats de travail entre les employeurs et les employés.
Le but de la réunion était donc d'établir une approche qui permettrait de mieux défendre les employés, car ces derniers ont le droit de négocier avec le patronat, le droit d'avoir des conditions de travail décentes, un environnement propice, un salaire à la hauteur du travail abattu. Dans le plaidoyer des syndicats, doivent être pris en compte tous les intervenants de la chaîne, en allant de la coupe en forêt à la fabrication des meubles en menuiserie, en passant par les transporteurs et les transformateurs. Il est en effet démontré que tous les employés sont logés à la même enseigne des mauvaises conditions de travailleurs.
Les coupeurs exposés à toutes sorte de danger en forêt, le plus souvent non protégés et avec des conditions de sécurité insuffisantes, pour ne pas dire inexistantes, des transporteurs eux aussi exposés à toutes sortes d'intempéries en routes, de jours comme de nuit, parfois obligés de passer des semaines entières sur place quelque part en route, du fait d'une panne qui tarde à être réparé. Les conditions dans les usines de transformations sont aussi les plus difficiles, la santé de es employés qui passe des journées à aspirer de la poudre n'intéressant pas outre mesure le patron, soucieux plutôt de rentabilité. Autant de problèmes que se proposent de résoudre les syndicats.
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