28 Octobre 2009
Les Organisations de la société civile (OSC) du Burkina Faso ont animé une conférence de presse, hier mardi 27 octobre sur l'insécurité alimentaire. Cette rencontre vise à informer les hommes de média sur les recommandations que les OSC ont prises à l'issue d'un atelier, en prélude au sommet mondial de l'alimentation qui se tiendra du 16 au 18 novembre 2009 à Rome en Italie.
Les conférenciers ont souhaité qu'il y ait des actions concrètes à l'issue du sommet de Rome en lieu et place des belles paroles. Les participants à la conférence de presse ont été informés de la position des OSC burkinabè face à l'insécurité alimentaire qui menace le monde.
La faim menace la vie de plus d'un (1) milliard d'individus dans le monde dont sept cents (700) millions de paysans. C'est ce qui ressort du rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) sur l'insécurité alimentaire en 2009. Le problème de l'insécurité alimentaire se pose avec acuité dans un monde de plus en plus riche. Pour faire face à la situation, un sommet mondial de l'alimentation est prévu du 16 au 18 novembre prochain à Rome en Italie.
Le Burkina Faso, qui entend participer à ce rendez-vous important sur la faim a, de par la société civile, mené une réflexion préalable sur la question à travers un atelier tenu à Ouagadougou. Selon les organisations de la société civile, "il faut des actions soutenues et pas des mots". Déjà, en novembre 1997, soit dix (10) ans après, un premier sommet mondial sur l'alimentation s'est tenu dans la même ville (à Rome). Mais jusqu'alors, il n'a pas donné les résultats escomptés car le phénomène prend de plus en plus de l'ampleur.
Ernest Compaoré, vice-président du secrétariat permanent des ONG a invité la presse à s'impliquer dans le combat contre la faim.
Saïdou Eric Ouédraogo, membre du conseil d'administration de la Confédération paysanne du Faso, a souhaité que l'Etat burkinabè renforce l'agriculture familiale.
Ce nouveau sommet du genre tant attendu par l'humanité tout entière, vise entre autres à éradiquer définitivement la faim dans le monde, à instaurer un système de gouvernance de la sécurité alimentaire plus cohérente et plus efficace, à mobiliser des investissements publics et privés supplémentaires considérables en faveur de l'agriculture, à préparer les pays à s'adapter aux changements climatiques.
A l'approche de cet événement, les Organisations de la société civile (OSC) du Burkina ont estimé que les questions liées à la sécurité et à la souveraineté alimentaire ne sauraient être abandonnées aux seules mains des décideurs et des institutions internationales publiques. Elles ont jugé à cet effet que le phénomène s'aggrave compte tenu de la spéculation sur la production agricole et le détournement de cette production dans certain cas vers les agro-carburants. Les OSC burkinabè plaident pour l'adoption de mesures urgentes et structurelles afin de garantir à tous un accès permanent à la nourriture à l'issue du sommet de Rome. Elles ont invité surtout les pays en développement à impliquer les organisations paysannes et la société civile dans l'élaboration, la mise en oeuvre et l'évaluation des politiques de sécurité alimentaire.
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