28 Octobre 2009
Le monde de la culture a montré ces dernières semaines qu'il sait être généreux. A la faveur du drame du 1er septembre dernier, ils ont été à l'avant-garde de la mobilisation pour venir en aide aux sinistrés.
On a vu ainsi récemment les artistes burkinabè remettre une somme de plus de 4 millions de F CFA au Fonds de solidarité. Toute occasion est d'ailleurs mise à profit pour susciter un élan de solidarité. Les participants du SITHO (Salon international du tourisme et de l'hôtellerie de Ouagadougou) ont ainsi réuni des fonds et des vêtements pour les victimes des inondations. Ceux d'Afrique Mode (un événement regroupant des stylistes et des créateurs de mode) se sont intéressés aux enfants en difficulté à qui ils ont remis une somme d'argent.
Venus du Burkina, d'Afrique et du reste du monde, ils n'ont pas du tout monnayé leur contribution au soulagement des plus démunis. Autant de gestes qui viennent du fond du coeur et qui méritent d'être salués. En tout cas, même s'ils n'ont pas le monopole du coeur, les artistes ne sont pas loin d'être parmi les plus sensibles aux problèmes de la société. Et le sinistre du 1er septembre dernier l'a amplement démontré.
Retardataires impénitents
Ah les Burkinabè ! Toujours incorrigibles quand il s'agit de la ponctualité. Malgré la mondialisation qui exige de nouveaux comportements au quotidien, on continue de traîner le pas au Burkina. C'est le cas par exemple des manifestations qui accusent de grands retards au démarrage, bien que programmées depuis longtemps. Les Burkinabè sont des spécialistes de la dernière minute. Tout se fait au dernier moment. Tant que cela ne rejaillit pas sur l'image du pays, à l'extérieur, on peut encore accepter.
Mais lorsque des bailleurs de fonds venus donner de l'argent, sont obligés d'attendre, parce que leurs interlocuteurs se font désirer par leur retard, cela frise l'inconscience. Il est temps de corriger ce défaut national qui ne peut que, à la longue, porter préjudice au développement du pays. Un éternel retardataire traîne forcément la mauvaise image d'une personne sans méthode, sans anticipation et sans organisation. N'oublions jamais ce slogan cher aux Anglo-saxons et qui est plus que d'actualité : Time is money.
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