Kinshasa — Pas question de les lever. Le président américain a décidé de maintenir pour un an les sanctions économiques contre le Soudan.
Le président américain, Barack Obama, a décidé de maintenir pour un an les sanctions économiques contre le Soudan, le mardi 27 octobre 2009, une semaine après avoir révélé une nouvelle politique de pression et incitations envers le gouvernement d'Omar el-Béchir. Les actions et la politique du régime soudanais sont «hostiles aux intérêts des Etats-Unis et représentent une menace permanente, inhabituelle et extraordinaire contre la sécurité nationale et la politique extérieure des Etats-Unis», a indiqué Obama dans un discours au Congrès.
Les sanctions, qui restreignent le commerce et les investissements américains au Soudan, visent à empêcher que ce pays ne devienne un «havre de paix pour les terroristes» et à faire en sorte qu'un accord de paix signé pour mettre fin à 22 ans de guerre civile dans le sud soit totalement appliqué, a souligné le président Obama cité par l'AFP.
Obama avait annoncé le 19 octobre 2009 une diplomatie plus active envers le régime soudanais, renforçant à la fois les incitations et la menace de sanctions, en particulier au cas où se poursuivrait le «génocide» au Darfour, province de l'ouest du Soudan.
MEME POLITIQUE QUE BUSH
Depuis 2003, le conflit au Darfour a fait 300.000 morts selon l'ONU, et 10.000 selon le gouvernement soudanais. «Si le gouvernement du Soudan agit pour améliorer la situation sur le terrain et faire avancer la paix, il y aura des incitations, s'il ne le fait pas, alors il y aura des pressions accrues imposées par les Etats-Unis et la communauté internationale», avait dit M. Obama dans un communiqué. Le président avait réclamé avant tout «une fin définitive au conflit, aux violations des droits de l'Homme et au génocide au Darfour».
De son côté, un conseiller du président Béchir, Ghazi Salaheddine, avait estimé que la nouvelle politique américaine comportait des «points positifs», jugeant néanmoins «malencontreux» l'usage du terme «génocide».
Comme on peut le constater, le président américain Barack Obama défend la même politique que son prédécesseur George Walker Bush sur la lutte contre le terrorisme qui constitue une menace pour la paix et la sécurité dans le continent américain.

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