Idrissa Sane
29 Octobre 2009
L'état major du Plan Orsec, les experts du système des Nations-Unies et de la Banque mondiale font l'état des lieux des besoins post-inondations pour mieux se préparer à la gestion des éventuelles catastrophes naturelles.
La récurrence des inondations et l'imprévisibilité de l'ampleur des dommages exigent la formulation des solutions durables. Le séminaire sur l'évaluation des besoins post-inondations organisé par le gouvernement du Sénégal et les partenaires comme la Banque mondiale, le Programme national de développement local (Pndl) entre en droite ligne dans l'élaboration d'une cartographie des impacts néfastes des inondations et des besoins pour la réhabilitation des structures affectées. « L'évaluation des besoins post-inondations est un travail incontournable dans la recherche de solutions durables dans la gestion des inondations », souligne le directeur de la Protection civile, Sidate Diouf.
Les bénéficiaires ressortiront de ce séminaire avec des outils leur permettant d'identifier les priorités pour l'évaluation, l'élaboration d'une stratégie de réduction des risques des inondations. « Un bon diagnostic est un préalable pour la recherche d'une solution durable. J'exhorte les points focaux des différents ministères et structures concernés à consacrer le temps nécessaire à la finalisation de cette évaluation qui est nécessaire pour l'entreprise d'une action durable », souligne le représentant du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, le secrétaire général du ministère, Cheikhou Cissé.
L'occasion sied pour le secrétaire général du ministère de relever la contribution des partenaires dans la lutte contre les inondations au cours de ces dernières années. Parmi ces derniers figurent la Banque mondiale et le Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud). Le coordonateur résidant du système des Nations-Unies, Bouri Jean Victor Sanhoundi a invité tous les acteurs à se préparer à faire face à la fréquence des catastrophes naturelles. « Les inondations sont inévitables. Il faut se préparer à réduire leur vulnérabilité.
Pour se faire, nous devons nous organiser », a laissé entendre le coordonateur résident du système des Nations-Unies au Sénégal, Bouri Jean Victor Sanhoundi. C'est dans cette perspective que la Banque mondiale inscrit ses interventions dans les années à venir. « La Banque mondiale va entamer la préparation de sa stratégie de partenariat avec le Sénégal pour la période 2011-2014 dans laquelle nous envisageons de promouvoir une approche spatiale et intégrée de nos programmes qui pourrait inclure des interventions au niveau du renforcement de la gestion des risques et des catastrophes naturelles », a révélé la représentante du directeur des opérations financières de la Banque mondiale au Sénégal, Françoise Perrot.
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