Josy Mauger
29 Octobre 2009
La plupart des opérateurs économiques jugent cette première édition mitigée. La faute à une communication approximative.
La déception totale. C'est bien le sentiment qu'éprouvait Salim lundi à la Foire intersectorielle de Douala. La manifestation qui a eu lieu à la Maison du Parti de Bonanjo s'est en effet achevée hier mardi, après les deux jours de prolongation décidés par la Chambre de commerce, de l'industrie, des mines et de l'artisanat (Ccima). Pour cet exposant pakistanais, c'est même un euphémisme. Dans un français approximatif, il essaie d'expliquer. « Pas bon du tout, pas de pub, ni de communication valable n'a été faite autour de cet événement pourtant grandiose », dit-il, dépité. Salim dit avoir dépensé beaucoup d'argent pour rien. « J'ai payé un stand à près de deux millions huit cent mille francs CFA. » Ce matin, il est en train de remballer ses affaires. Des bibelots, des coussins, des tapis, des vases et autres pots de fleurs.
C’est le même son de cloche chez son voisin iranien. « Pas assez de visites, ni de véritables clients », explique Madhi, le bijoutier. Ses écrins, bagues, bracelets, colliers n’ont pas bougé de la vitrine de son stand. Cela, d’après lui, à cause de la précipitation, du manque de sérieux de l’organisation. « La Foire intersectorielle de Douala a commencé avec quelques jours de retard, un manque à gagner consistant, malgré les deux jours de prolongation », ajoute-t-il.
Pourtant, dans certains stands comme Sécuroute, c’est la satisfaction totale. « J’ai fait découvrir mon association aux Camerounais et aux autorités », indique le président exécutif, Martial Manfred Missimikim. Pour lui, la foire a été comme un tremplin. « Nous l’avons exploité pour pouvoir échanger des points de vue sur la sécurité routière. J’ai recueilli plus de 2000 signatures ». Mais il reconnaît tout de même que les organisateurs n’ont pas suffisamment communiqué, pourtant, près de 100 exposants étaient présents.
A la Ccima, on estime que l’objectif recherché a été atteint. « Le public a découvert certains secteurs d’activités du Cameroun jusque-là méconnus. En plus, 80 % d’étrangers sont satisfaits », explique un responsable rencontré. Les visiteurs, quant à eux, estiment, pour la majorité, que le prix d’entrée de la FID (500 Fcfa) constituait aussi un frein à son rayonnement.
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