L'Autre Quotidien (Cotonou)
Eléonore Djegui
28 Octobre 2009
document
Elles sont trente cinq (35) personnes ressources, venues de l'organisation mondiale de la santé (Oms/Bénin), des directions centrales et programmes du ministère de la santé, des organisations non gouvernementales et d'associations, des départements du Bénin pour participer, hier, à l'atelier de validation du document récapitulatif des bonnes pratiques de prise en charge des Ist et du Vih/Sida en médecine traditionnelle.
La cérémonie d'ouverture de l'atelier a eu lieu dans la salle de conférence du Programme national de lutte contre le sida (Pnls). Le Dr Roch A. Houngnihin, coordonnateur national du programme national de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle (Pnpmt), a ouvert ledit atelier en présence du président national des praticiens de la médecine traditionnelle du Bénin (Anaprametrab), Calixte Adé.
Les bonnes pratiques de diagnostic, de traitement et de prévention des Ist et des affections opportunistes du Vih/ Sida au Bénin selon le coordonnateur national du Pnpmt, Roch A. Houngnihin, sont recensées par le ministère de la santé avec l'appui des partenaires impliqués dans la lutte contre la maladie. Cela a été fait dans le cadre de la contribution de la médecine traditionnelle à la lutte contre le Vih/Sida. La démarche vise à documenter et à promouvoir les interventions porteuses d'espoir. Ces pratiques s'articulent autour des axes prioritaires tels que : le renforcement des capacités des acteurs, l'amélioration de la collaboration entre praticiens de la médecine traditionnelle et professionnels de la médecine moderne et le développement de la recherche.
Le premier axe stratégique :
Il regroupe trois bonnes pratiques que sont :
* La pratique n°1 : Renforcement des capacités des PMT sur la prévention, le diagnostic du VIH/Sida et la prise en charge psychosociale des PVVIH
* La pratique n°2 : Initiation des agents de santé sur les systèmes d'éducation et de transmission du savoir en Médecine Traditionnelle au Bénin
* La pratique n°3 : Renforcement des capacités des responsables de cultes traditionnels sur la prise en charge du VIH/Sida au Bénin.
Le second axe stratégique :
Il comporte 4 bonnes pratiques à savoir,
* La pratique n°4 : Réunion de concertation entre Praticiens de la Médecine Traditionnelle et Professionnels de la Médecine Moderne dans le cadre de la prise en charge et du suivi des PVVIH au Bénin
* La pratique n°5 : Référence des cas dans le cadre de la collaboration entre médecines traditionnelle et moderne pour la prise en charge des IST et du VIH/Sida : l'expérience de l'«Association Plante Divine »
* La Pratique n°6 : Visite d'échanges avec les pays voisins en matière de contribution de la médecine traditionnelle à la lutte contre le VIH/Sida : l'expérience avec le Mali
* La Pratique n°7 : Séances d'information et d'éducation par les Praticiens de la Médecine Traditionnelle au profit de leurs pairs sur la prise en charge du VIH/Sida au niveau communautaire au Bénin
Le 3ème et dernier axe stratégique :
Il s'agit de 5 pratiques à savoir :
* La pratique n°8 : Monographie des plantes utilisées en Médecine Traditionnelle pour la prévention et le traitement des IST et des affections opportunistes du VIH/Sida au Bénin
* La pratique n°9 : Recherche clinique sur le VIH/Sida : étude d'observation de quelques remèdes utilisés par les Praticiens de la Médecine Traditionnelle dans la prise en charge des affections opportunistes du VIH/Sida
* La pratique n°10 : Protocole de prise en charge des IST et du VIH/ Sida basé sur les pratiques traditionnelles efficaces au Bénin
* La pratique n°11 : Jardins de plantes médicinales et potagères et lutte contre les IST et le VIH/ Sida au Bénin
* La pratique n°12 : Culture de Moringa oléifera par l'association des PVVIH pour la prise en charge nutritionnelle de ses membres dans la Commune de Kpomassè Pour le coordonnateur du programme national de la pharmacopée et de la médecine traditionnelle (Pnpmt), les bonnes pratiques reposent sur des critères tels que l'efficience technique, l'acceptabilité sociale, l'adaptabilité / l'applicabilité, la rentabilité économique, le caractère novateur et intégrateur, la durabilité / soutenabilité, la capacité à atteindre les objectifs poursuivis et les résultats escomptés de la pratique, l'impact positif et mesurable sur les communautés. Enfin, la concordance avec la politique nationale de lutte contre le Vih/Sida. « Les bonnes pratiques sont des actions qui renforcent les indicateurs et qui permettent de faire l'économie du temps et des ressources » a-t-il déclaré. Le Coordonnateur a remercié les partenaires du programme, en particulier, la Banque mondiale à travers le 2ème projet multisectoriel de lutte contre le sida. Selon Rosalie D., une participante à l'atelier, la prise en charge du Vih/Sida en médecine traditionnelle est très importante parce que les populations rurales ne sauront jamais venir en ville pour se faire traiter. « La médecine traditionnelle est bien développée dans les villages et elles pourront se faire soigner facilement » a-t-elle rassuré.
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