La Tribune (Algiers)

Algérie: Le pays réaffirme son "intense et irréductible" engagement pour un monde sans mines antipersonnel rapporte le CNES.

29 Octobre 2009


L'Algérie réaffirme son "intense et irréductible" engagement pour un monde sans mines antipersonnel, a indiqué le président du Conseil national économique et social (CNES), M. Mohamed-Seghir Babès, jeudi à Alger, à l'ouverture de la rencontre sur "Le déminage humanitaire au service du développement humain".

"Nous portons très haut et fort ce plaidoyer (à) qui signe par la même, l'intense et irréductible engagement de l'Algérie pour un monde sans mines", a souligné M. Babès, lors de cette rencontre qui intervient la veille de la célébration du déclenchement de la lutte armée, le 1er novembre 1954.

Il a soutenu que l'Algérie, malgré les "affres de l'histoire dont elle continue de souffrir, a adhéré au dispositif de la convention d'Ottawa", laquelle a fixé l'échéance d'avril 2010 pour l'élimination des mines antipersonnel dans le monde.

M. Babès ainsi fait observer qu'il s'agit d'une "option forte" de la part de l'Algérie quand on sait, a-t-il souligné, que "certains de nos voisins n'ont pas adhéré à la convention d'Ottawa".

"L'Algérie a, en somme, accepté de se désarmer par rapport à ceux qui nous veulent du mal", a-t-il encore ajouté.

Evoquant le "legs" du colonisateur à l'Algérie, consistant en la pose des mines tout au long des frontières Est-Ouest, à savoir les "tristement célèbres" lignes Challe et Morice, le président du CNES a rendu hommage aux équipes du ministère de la Défense nationale dans leurs opérations de déminage.

Il a également relevé la "corrélation" entre le déminage et le développement humain, mise en relief dans les travaux du CNES lequel demeure une institution consultative et représentante de la société civile organisée, a-t-il dit, annonçant à cet égard qu'un compte rendu sera intégré dans le rapport du CNES sur le développement humain.

Il a aussi rappelé la tenue d'une session conjointe avec le Conseil économique, social et environnemental de France, le printemps dernier, ce qui a impliqué cette institution française qui porte le regard et l'appréciation de la société civile organisée de France à interroger et interpeller, de nouveau, la mémoire sur ce qui est déminage humanitaire et mines antipersonnel ainsi que les dégâts que cela a constitué pour l'Algérie, a ajouté M. Babès.

"Il est difficile de faire l'impasse sur cette période car nous sommes encore devant les séquelles des effets de la colonisation", a asséné le président du CNES.

En ce sens, la rencontre sur "Le déminage humanitaire au service du développement humain", dont le comité interministériel est présidé par le ministère de la Défense nationale et comprenant d'autres ministère, est en mesure de mettre en "symbiose", les efforts des pouvoir publics et du CNES allant dans le sens de "dépolluer" le territoire des mines antipersonnel, a-t-il conclu.

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