Pape Ndiaye
30 Octobre 2009
La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme exige la libération immédiate et sans condition des dix responsables de la coalition des organisations guinéennes des droits de l'homme, arrêtés par la junte militaire de Guinée le 25 octobre dernier. L'organisation condamne ainsi les violences répétées et appelle la communauté internationale à faire pression pour une cessation des intimidations contre les dirigeants des forces vives en Guinée.
C'est à travers un communiqué rendu public que la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho) a exigé 'la libération immédiate et sans condition des dix responsables de la coalition des organisations guinéennes des droits de l'Homme, arrêtés par la junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara'. Le président de cette organisation, Alioune Tine, a vivement condamné 'les violations répétées à l'égard des militants des droits de l'homme dans ce pays'. De ce fait, il en appelle à toute la communauté internationale à 'faire pression sur la junte militaire afin qu'elle cesse d'intimider et de terroriser les responsables des Forces vives de la Guinée'.
Depuis les événements du 28 septembre dernier, la junte a installé en Guinée un climat de terreur caractérisé par des attaques et des assassinats ciblés qui visent les leaders politiques et les défenseurs des droits humains. C'est pourquoi le défenseur des droits de l'Homme exprime son 'inquiétude face à la vague d'arrestations de militants de droits humains en République de Guinée'. Dans la nuit du 24 au 25 octobre dernier, dix responsables de la Coalition des organisations guinéennes des droits humains, dont le président de l'Association des jeunes avocats de Guinée, Aimé Christophe Koné, ont été arrêtés par des éléments armés sous la conduite de Claude Pivi. Ils se sont introduits au domicile de Jean Marie Doré, le porte-parole des Forces vives. C'est suite à une grève de la faim qu'ils avaient entamée pour exiger le retour du dialogue entre les différents acteurs de la vie politique nationale.
Si l'on en croit le communiqué de la Raddho, les personnes arrêtées sont présentement victimes d'actes de torture et de mauvais traitements dans les locaux du ministère chargé de la lutte contre le grand banditisme et le trafic de drogue. Là-bas, ils subissent des interrogations serrées des services spéciaux que dirige le commandant Moussa Tiéboro Camara. Ces personnes victimes d'arrestations arbitraires citées dans le communiqué ont pour nom Mamadou Kaly Diallo, Sékou Bamba, Thierno Amadou Sow, Laye Sangharé, Alpha Amadou Bah, les avocats Aimé Christophe Koné, Thierno Souleymane Baldé, Jean Kamano, Thierno Baldé et Ibrahima Sidibé.
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