La Prospérité (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Mende Omalanga prend à contre-pied des Ongs étrangères

30 Octobre 2009


Kinshasa — «RD. Congo- Terre fertile», tel est le titre du Livre blanc du Gouvernement sur la sécurité et la répression des abus des Droits de l'Homme en République Démocratique du Congo, présenté hier jeudi 29 octobre 2009 à l'opinion par le Ministre Congolais de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga devant la presse tant locale qu'étrangère.

C'est désormais connu, la RDC a un document de valeur pour informer l'opinion nationale et internationale de façon correcte sur la situation sécuritaire et militaire dans le cadre de la pacification du pays. Et ce, en vue de couper court à toutes formes de rumeurs ou intoxications de la part des certaines Ongs étrangères de Droits de l'homme dont Human Right Watch qui a toujours érodé la machine de la vérité en RDC.

Dans leur fourberie, ils voient tout en noir et travaillent des mèches avec l'étranger ou l'occident. Ils sont même tentés de faire croire à qui voudraient bien les écouter, que la RDC serait cette terre invivable qu'on peut même rayer de la carte du monde. A en croire le Ministre congolais de la Communication et médias, dans sa verve oratoire lui reconnu, «une terre fertile», le mot est bien choisi car, c'est celle qui procure des bons fruits.

Dans le cas d'espèce, la RDC avec d'innombrables potentialités minéralogiques, ses cours d'eau, sa faune, sa forêt qui lui attirent constamment des ennuis de la part de ses arnaques. Des ennuis aux conséquences multiples dont notamment, sur les plans sociaux et sécuritaire. Le Livre blanc se veut donc, ce tableau peint en clair pour avoir la vraie ou la bonne information à la source. C'est au fait, une initiative sans précèdent dans l'histoire du ministère afin de porter haut et fort, la politique générale du Gouvernement. Somme toute, Mende Omalanga, courageusement, s'est donné à un exercice à la fois pédagogique et psychologie pour apaiser le moral de tous nos vaillants soldats qui continuent à combattre au front dans le cadre de l'opération Kimia II au Nord et Sud Kivu.

Ce dernier a fait le contour général de toutes les questions qui ont toujours attirées de l'acharnement auprès des ennemis du peuple congolais. Ils ont l'unique credo: il n'y a pas la paix en RDC. Au risque que, s'ils osent dire la vérité, leur source de ravitaillement sera coupée. En conséquence, il faut carrément mentir. Pour preuve, Mende Omalanga a pris, dans son speech, l'exemple de Lubumbashi, une zone non concernée par les conflits et que le Gouverneur Moise Katumbi avait révélé à la RTNC: «le Gouvernement provincial du Katanga a scolarisé et sédentarisé mille enfants de la rue mais les Ongs qui ont des moyens de prêter main forte à ce programme ont refusé d'y contribuer.

Elles préfèrent que ces enfants restent dans la rue pour leur permettre de produire des images de misères qui les aident à collecter des subsides» (27 octobre 2009). Par quelle alchimie et pour quelle raison, ose-t-on prétendre que la situation a empiré à l'Est de la RDC alors que les chiffres révèlent le contraire, s'interroge Mende. Tenez, 52.700 civils étaient fauchés chaque mois avant l'intervention des FARDC, contre seulement 127 après le démarrage des opérations Kimia. L'évaluation, faite par Human Right Watch HRW de Kimia 2 surprend. L'Ong s'appuyant sur les statistiques du programme DDRRR de l'ONU, du HCR et d'autres sources tend à en amenuiser les résultats en ne lui reconnaissant notamment parmi les réussites que 1.070 combattants FDLR rapatriés et 250 à 300 combattants FDLR tués.

Ces chiffres sont infirmés par ceux fournis par le commandement de Kimia 2. Ceux, recoupés par les autorités rwandaises font état de 2.810 combattants FDLR rapatriés de janvier à 14 octobre 2009, soit 1.610 à partir du Nord Kivu et 1.200 à partir du Sud Kivu. Et de poursuivre, l'impunité n'est pas aussi répandue que le prétendent les auteurs des rapports de HRW. Les statistiques des services judiciaires des FARDC, auxquelles les Ongs évaluateurs n'ont pas accordé grande importance renferment des renseignements utiles. Rien que pour l'année 2008, 3.453 policiers et militaires ont été détenus dans le pays, soit comme condamnés soit comme prévenus.

2569 individus dans cette population carcérale appartiennent aux FARDC, soit près de 2% du nombre total des membres de nos forces armées qui s'élève à 13000 hommes. Les questions sur Bundu dia Kongo dans le Bas- Congo, sur Nkunda, sur Bosco Ntanganda poursuivi par la CPI, sur le refoulement des Congolais par l'Angola, sur l'incursion des troupes angolaises dans le Bas Congo, et la normalisation des relations avec nos voisins, ont toutes, rencontré les préoccupations des journalistes. Notons enfin que le livre contient 45 pages avec cinq titres plus la table des matières.

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