Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Adoption du calendrier du Traité sur le commerce des armes, une occasion de restaurer l'état de droit au pays

St. Augustin Kinienzi

31 Octobre 2009


Kinshasa — La RD Congo vient de dire oui au Traité sur le commerce des armes. Cela, à l'instar des USA qui ont aussi voté pour ce traité. Au total, ce sont 153 Etats membres de l'Onu qui ont voté en faveur de la résolution, 19 se sont abstenus, 1 a voté contre. Et pour la RDC, ce traité est un pas en avant permettant de mieux restaurer l'état de droit sur son territoire.

Femmes des Médias pour la Justice au Congo, FMJC/ONGDH, en partenariat avec le Réseau d'action international sur les armes légères (RAIAL/ IANSA), se réjouit du calendrier adopté le vendredi 30 octobre au Nations unies en rapport avec le Traité sur le commerce des armes. Ceci est une bonne nouvelle dans la mesure où la RDC, pays post-conflit, en tirerait un grand bénéfice.

Après plusieurs années de discussions et de débats, les Nations unies ont convenu d'un calendrier à établir un «fort et robuste» Traité sur le commerce des armes (TCA) avec les «plus hautes normes communes» pour contrôler les transferts internationaux d'armes classiques.

Il n'existe actuellement aucune réglementation mondiale du commerce des armes. Dans un renversement majeur de la politique, les États-Unis - le plus grand commerçant d'armes dans du monde, a voté en faveur de la résolution.

La Russie et la Chine se sont abstenues ; alors que le Zimbabwe était le seul Etat membre de l'Onu à voter contre le traité. En somme, 153 pays ont voté en faveur de la résolution, 19 se sont abstenus, 1 a voté contre. Pour saluer l'événement, une conférence est prévue en juillet 2012 pour la finalisation du Traité.

«C'est une excellente nouvelle, a déclaré Rebecca Peters, directrice du Réseau d'action international sur les armes légères (RAIAL/IANSA). Pendant trop longtemps, a-t-elle enchaîné, le monde a été complaisant sur les effets dévastateurs de la circulation anarchique des armes.

Tous les pays participent au commerce des armes conventionnelles et partagent la responsabilité des «dégâts collatéraux» qu'il produit : mort généralisée, blessures et atteintes aux droits humains», a déclaré par ailleurs Mme Peters. Avant de se féliciter en ces termes : «Maintenant, enfin, les gouvernements ont convenu de négocier un contrôle légal de ce commerce mortel. C'est un hommage au travail accompli par les militants du monde entier. Maintenant, nous devons miser sur cette avancée et s'assurer qu'un Traité solide et efficace sera adopté en 2012».

L'accord d'aujourd'hui signifie que le TCA sera négocié dans une série de réunions concluant à une conférence des Nations unies en 2012. Le traité qui en résulte demande aux États de réglementer rigoureusement les transferts internationaux, conformément à des principes fondés sur le droit international, ce qui réduit considérablement les coûts humains associés à la prolifération des armes classiques.

LES RESERVES DES MILITANTS

La résolution sur le TCA reconnaît que les transferts internationaux d'armes contribuent à des conflits armés, des déplacements de personnes, la criminalité organisée et le terrorisme, compromettant ainsi la paix, la sécurité et le développement durable.

Les militants ont exprimé des réserves quant à la procédure prévue pour la Conférence des Nations unies qui pourrait donner à chaque État le droit de veto. « Il est vital que les gouvernements maintiennent la pression pour un traité solide, et ne permettant pas à une minorité d'Etats de bloquer le processus», a dit Kenneth ENIM, coordonnatrice de « Femmes des Médias pour la Justice au Congo, FMJC/ONGDH ».

Pour la RD Congo qui a dit oui au TCA, à l'instar des USA, ce traité est un pas en avant qui lui permettra de mieux restaurer l'état de droit sur son territoire, par la réduction de la circulation illégale d'armes, des viols et violences faites aux femmes et aux enfants et cela va confirmer la paix nationale et attirer les investisseurs.

« Femmes des Médias pour la Justice au Congo, FMJC/ONGDH » est un membre du Réseau d'action international sur les armes légères (RAIAL/ IANSA), le mouvement mondial contre la violence armée. IANSA est un réseau de 900 organisations de la Société civile qui travaillent dans 120 pays pour arrêter la prolifération et l'utilisation abusive des armes légères et de petit calibre (ALPC).

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