Sud Quotidien (Dakar)

Guinée: Un mois après les horreurs du 28 septembre en Guinée Des femmes réclament le départ sans condition de Dadis

Aïssatou Doucoure

31 Octobre 2009


Un mois après le massacre du rassemblement de l'opposition au stade du 28 septembre, les femmes de Guinée résident au Sénégal, en collaboration avec le Mouvement citoyen ont rencontré la presse avant-hier jeudi 29 octobre dans un hôtel de la place. Ce face à face avec la presse a été un prétexte pour ces dernières qui qui qualifient cette journée de « lundi noir de la démocratie, des femmes et des jeunes filles » de réclamer justice le départ de Dadis du pouvoir sans condition.

« La République de Guinée vient ainsi d'enregistrer dans son histoire la pire forme de violence faite aux femmes et aux jeunes filles le 28 septembre dernier avec plus de 500 morts ». C'est le témoignage de Mariama Diallo Sy, vice-présidente du patronat guinéen et membre du Forum des forces vives pour dénoncer les horreurs du 28 septembre à Conakry. Elle l'a fait avant-hier jeudi 29 octobre dans un hôtel de la place lors d'une conférence de presse à l'initiative du Mouvement citoyen de Mme Penda Mbow et les femmes de Guinée résident au Sénégal.

La Vice-présidente du patronat guinéen qualifie la journée du 28 septembre de « lundi noir de la démocratie, des femmes et des jeunes filles ». C'est pourquoi Mariama Diallo, témoin des faits horribles, a décidé de venir au Sénégal pour dénoncer les violences subies par les femmes de son pays. C'est dans cette optique qu'elle a rencontré Penda Mbow. Selon elle « les femmes ont subi plus que des horreurs. Les femmes ont encore une fois été utilisées comme des armes de guerre. Elles ont sauvé la vie des jeunes au moment ou elles se faisaient violer » déplore-t-elle.

Et de renseigner que « les militaires du capitaine Moussa Dadis Camara ont en plus des viols faits aux femmes, introduits des objets tranchants et des baïonnettes dans les parties intimes des femmes ». En atteste une projection en image et en son retraçant le film des horreurs subis par les guinéens, en majorité des femmes, au stade du « 28 septembre ». La tristesse, la pitié et la désolation se lisaient à travers les visages des participants à cette rencontre suite à la présentation de ce film.

Penda Mbow, présidente du Mouvement citoyen, quant à elle a dénoncé avec fermeté les actes posés par la junte du Capitaine Dadis Camara. Selon Mme Mbow, « la Cour pénale doit se saisir de ce dossier pour que justice soit rendue aux victimes ». Mieux, elle déclare « Dadis doit disparaître à tout jamais de l'histoire de l'Afrique ».

A en croire la Présidente du Mouvement citoyen « les viols et la tuerie doivent être punis sinon, d'autres personnes feront pareil et même parfois pire que Dadis. La sous région doit fonctionner comme les autres pays du monde en prenant la démocratie comme le levier auquel l'Afrique doit s'appuyer pour avancer et construire son avenir » martèle-t-elle.

Dans la perspective de dénonciation de ces attrocités, une conférence régionale des femmes africaines est prévu en décembre 2009. Mais auparavant les femmes de la sous-région se sont donné rendez-vous le 02 novembre au Burkina Faso pour rencontrer Blaise Compaoré, le médiateur dans la crise guinéenne.

Be the first to Write a Comment!

Plus de titres sur allAfrica.com

Copyright © 2009 Sud Quotidien. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com).

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

AllAfrica - All the Time

SELECT
SELECT

Le top des actualités: Guinée

Rubriques