2 Novembre 2009
L'Union pour la relève (Upr) dénonce une privation des libertés dans cette localité
Les honorables Sambo et Razaki de l'Upr n'ont pu délivrer leur message
Le week-end écoulé a été celui de tous les dangers dans la ville de Bembèrèkè. Alors que le meeting de l'Union pour la relève (Upr) prévu pour se tenir dans cette cité a été interdit par une correspondance préfectorale signée du secrétaire général de la préfecture représentant le préfet des départements du Borgou Alibori, tous les coins de la ville ont été pris d'assaut ce samedi par des hommes en arme. On croirait un état d'urgence décrété dans cette cité des Gando et des Wassangari. La ville était presque morte et les activités économiques étaient au ralenti du fait de la présence des forces de sécurité armées jusqu'aux dents qui ont quadrillé toute la ville.
Dans l'arrêté interdisant le meeting de l'UPR au même titre que celui des FCBE prévu pour se tenir le même jour, l'autorité préfectorale évoque les prémices de troubles à l'ordre public qui pourraient engendrer un affrontement entre militants des deux partis. Devant cette situation, les militants du parti de l'honorable Issa Salifou ont préféré échanger avec les journalistes au domicile du coordonnateur communal et ce malgré la présence des militaires qui étaient postés juste à 60 mètres du lieu où devrait se tenir la conférence de presse. Selon le coordonnateur communal de l'UPR à Bembèrèkè, les cartes politiques de la ville de Bembèrèkè ne se joueront plus sans l'Union pour la relève. C'est ce qui fait peur au pouvoir en place qui comptait maîtriser la ville, a-t-il dit. Mifoutaou Saliou Sambo estime que l'interdiction de ce meeting n'est qu'une machination de l'autorité préfectorale qui craint une hégémonie de l'Upr dans une ville que les Forces Cauris pour un Bénin Emergent considéraient comme leur chasse gardée. Pour le conférencier, plus rien ne sera comme avant et les intimidations du gouvernement sont loin d'émousser les ardeurs des militants de l'UPR de la localité.
Pour l'honorable Amouda Razaki, cet agissement des gouvernants actuels est la preuve tangible de ce que la démocratie est en péril au Bénin. C'est aussi, martèle-t-il, les derniers soubresauts d'un régime agonisant. Pendant que l'on interdisait tout rassemblement des militants de l'UPR à Bembèrèkè, ce sont des milliers de militants FCBE transportés des villages et hameaux environnants qui se sont donnés rendez-vous à l'école primaire publique Guéné de la ville qui est pourtant une place publique. Cette assemblée générale qui a réuni les cadres de Bembèrèkè venus de Cotonou se tenait au nez et à la barbe des forces de l'ordre.
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