Kinshasa — Le calme est revenu à Itamba, groupement Begala en territoire de Shabunda, à plus de 300 kilomètres à l'Ouest de Shabunda, au Sud-Kivu. Ce village a été le théâtre des affrontements survenus, il y a quelques jours, entre les Raia Mutomboki, une milice d'auto-défense populaire, et les éléments de la Police d'intervention rapide (Pir). C'est ce qu'ont indiqué certains habitants de Shabunda joints vendredi par radiookapi.net.
Ces affrontements étaient consécutifs à des exactions de la part de la Pir contre la population locale dans cette partie située entre les deux chefferies Bakisi et Wakabango I, selon l'administrateur du territoire de Shabunda. La population a dû faire appel à la milice pour contrer ces exactions, d'après certains habitants de Shabunda. La population, qui avait fui dans la forêt, retournait vendredi au village Itamba. Ce retour est rendu possible à la suite de l'intervention du commandant de la Police d'intervention rapide de Shabunda. Ce dernier a procédé à l'arrestation des policiers qu'il a estimés fautifs dans les échauffourées qu'on a déplorées à Itamba. Au cours de ces troubles, aucun dégât humain ni matériel n'a été signalé.
Notons que la police, au lieu de sécuriser la population et d'assurer de l'ordre, a brillé par des exactions à l'endroit de paisibles citoyens qui, acculés ont fini par faire appel à la milice. Ceci souligne la nécessité de renforcer la capacité des agents de la police et pourquoi pas des FARDC afin qu'ils comprennent mieux le rôle auquel la Nation les appelle. L'acte posé par leur chef qui a procédé à l'arrestation des éléments fautifs est patriotique. C'est exactement ce que l'on doit faire si l'on veut respecter le mot d'ordre du commandant suprême de nos Forces armées et de la Police, Joseph Kabila, à savoir, «tolérance zéro».
Par ailleurs, on doit se souvenir que la population du Nord-Kivu et du Sud-Kivu qui a déjà trop souffert des exactions de tout genre de la part soit des groupes armés soit des éléments de l'armée régulière a maintenant besoin de la paix afin de vaquer à ses activités productives, malgré les incursions malheureuses des rebelles hutu de FDLR. Tenter de remettre en question le calme qui revient petit à petit dans cette partie de la République, c'est tout simplement s'exposer aux sanctions parfois très sévères de la part de la hiérarchie.

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