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2 Novembre 2009
Franceville — La Croix-Rouge gabonaise, avec l'appui du Comité international de la Croix-Rouge(CICR), a organisé, du 29 au 31 octobre dernier à Franceville (Sud-est), un atelier de formation des relais d'informations, qui a vu la participation des délégués des neuf provinces du pays, rapporte le correspondant de GABONEWS.
La vulgarisation du mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que les activités des comités locaux des neuf provinces du pays ont été les principaux buts de l'atelier national de formation relais, information, diffusion qui a vu la participation de plusieurs représentants de toutes les localités du Gabon.
A Franceville du 29 au 31 octobre dernier, les délégués ont été enseignés sur les modules relatifs à l'histoire du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ses composantes, les principes fondamentaux, l'emblème et les conventions de Genève.
Aussi, cette formation a permis aux différents participants d'apprendre les techniques de communication, de rédaction et le traitement de l'information.
Pour le principal orateur de l'atelier, Serge Koumba, responsable du département relais information, diffusion au bureau national de la Croix-Rouge Gabonaise, Henri Dunant, aminé par un frémissement de pitié pour les nombreuses victimes (40000 morts et blessés) de la bataille de Solferino en Italie en 1859, avait interrompu son voyage d'affaires pour leur apporter assistance. D'où la naissance sur le champ de bataille de Solférino de l'idée de la création de la Croix-Rouge.
C'est à l'issue de cette bataille que naitra le Comité international de secours aux blessés, devenu le Comité international de la Croix-Rouge, avec l'appui de Gustave Moynier, le général Dufour, les docteurs Appia et Maunoir et Henri Dunant.
Parlant des composantes du mouvement, Serge Koumba a dit qu'il existe trois composantes: le comité international de la Croix-Rouge, la Fédération internationale et les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Chacune de ces organisations agissent en faveur de toutes les victimes de la guerre et de la violence interne et s'efforcent de faire appliquer des règles d'humanité.
« Le Comité international de la Croix-Rouge agit comme intermédiaire, neutre lors des conflits armés internationaux et non internationaux. Il est le garant des conventions de Genève. La Fédération, quant à elle, agit lors des catastrophes, épidémies, soutien et encourage le développement des sociétés nationales. Celles-ci, sont des auxiliaires des services de santé publique en temps de paix et de la santé militaire en temps de conflits armés. Les sociétés nationales contribuent également à l'amélioration de la santé, organisent les services de secours d'urgence et diffusent les principes fondamentaux du mouvement », a-t-il expliqué.
S'agissant des principes fondamentaux, ils sont la marque d'une rigueur au sein du mouvement. Au nombre de sept (7) : Humanité, Impartialité, Neutralité, Indépendance, Volontariat, Unité et Universalité. Les participants ont appris que la Croix-Rouge, né du souci de porter secours sans discrimination aux blessés des champs de bataille, sous son aspect international et national, s'efforce de prévenir en toutes les circonstances, les souffrances des hommes. Il s'étend à protéger la vie et la santé ainsi qu'à faire respecter la personne humaine. Il favorise la compréhension mutuelle, l'amitié, la coopération et une paix durable entre tous les peuples.
Pour l'emblème de la Croix-Rouge, sont les couleurs inversées du drapeau Suisse pays d'origine du père fondateur de la Croix-Rouge, Henri Dunant. Une croix rouge sur un fond blanc. Cette propriété du CICR et de la Fédération internationale des sociétés Croix-Rouge et du Croissant-rouge qui en autorisent l'usage aux sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, aux services sanitaires militaires et au personnel religieux militaire.
Quant aux conventions de Genève, elles sont au nombre de quatre : la 1ère pour l'amélioration du sort des blessés et des malades dans les forces armées en campagne. La seconde pour l'amélioration du sort des naufrages des forces armées sur mer. La troisième est relative au traitement des prisonniers de guerre. La quatrième est relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.
Pour mieux assoir les stratégies de relais, information, diffusion, les participants ont aussi reçu les techniques basiques sur la communication, la rédaction et le traitement de l'information. Des contributions respectives de OUSMANE BOUSSOUGOU-NIAPA-MANGA, Jean Claude BOUDZANGA et Dominique Mikomba tous communicateurs.
Des communications ont été aussi faites sur l'historique et l'organise de la croix Gabonaise, le droit international humanitaire et le réseau de relais information diffusion national. Précisons cependant que les travaux en atelier étaient supervisés par la déléguée du CICR, Christiane BREM.
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