Gabonews (Libreville)
Douglas Anselme Ntoutoume
2 Novembre 2009
Libreville — Le ministre gabonais de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de l'Immigration et de la Décentralisation, François Ndongou, a réuni les différents partis politiques officiellement reconnus afin de rappeler l'application imminente de la loi qui stipule que « l'exercice d'un emploi de la Fonction publique est incompatible avec les fonctions de membres permanent du bureau directeur ou exécutif d'un parti politique, d'un syndicat ou d'une fédération sportives ».
En vu de l'application de cette loi qui admet cependant des exceptions notamment pour les élus locaux et les parlementaires, le ministre a invité les partis politiques à lui faire parvenir la liste des membres de leur bureau directeur au plus tard le 12 novembre prochain, laquelle liste ne devra pas comporter les noms des agents fonctionnaires. « Nous avons des archives ici, mais nous avons jugé bon d'informer les responsables des partis politiques de l'application de cette disposition. D'ici le 12 novembre, je vais recevoir la composition de vos différents bureaux et ensuite, j'irais voir le premier ministre, puis le président de la République avant l'application de la loi n°1/2005 portant statut général de la Fonction publique dans son article 64 du statut général de la Fonction publique », a déclaré le ministre François Ndongou qui a également précisé que « les fonctionnaires membres des bureaux exécutifs des partis politiques, des syndicats, des fédérations sportives, entre autres, ne seront plus pris en charge par l'Etat. Ils ne bénéficieront plus du statut de fonctionnaire pendant la durée de leur mandat et ne le retrouveront qu'à la fin de celui-ci. Aussi, ils seront payés par les cotisations des membres de structures politiques, syndicales, sportives etc. ». Cette décision, qui a été renforcée la semaine dernière par le Conseil des ministres, ne rencontre pas l'assentiment des responsables de partis politiques qui estiment que « les membres de leurs formations politiques ne cotisent pas, y compris ceux du Parti Démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir). Ce qui rend l'application de cette loi « difficile ».
A ce titre, certains, à l'instar de Célestin Ondounga de GABON AVENIR, en sont arrivés à se demander si ces dispositions n'entendaient pas créer des conditions d'un retour au parti unique, a soutenu. Le Secrétaire général du PDG, Faustin Boukoubi, a quant à lui souligné que « cette décision a été prise afin d'éviter une politisation de l'administration et c'est certainement ce que le législateur voulait bannir en proposant cette loi ». Cependant, il a reconnu qu'il y a des points discutables dans cette décision. L'Union Nationale des Forgerons (UNAF), a, à son tour souhaité que cette loi soit appliquée au même titre que toutes les autres lois notamment celles concernant le droit à la marche. Avant de clore cette rencontre, le ministre Jean Fraçois Ndongo a relevé que « nous voulons que le pays soit organisé en appliquant les dispositions existantes, si elles ne sont pas favorables à certains, mais que les uns et les autres sachent que la loi est générale ».
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