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Midrand — Le Parlement panafricain a invité, lundi à Midrand, l'Union africaine et les Nations unies à "intervenir d'urgence et à exercer des pressions" sur le Maroc afin qu'il libère des militants de droits de l'homme sahraouis, dans une motion proposée par le député sahraoui Ouadadi Cheikh Ahmed El Heiba.
De retour d'une visite à leur famille dans les camps de réfugiés sahraouis, sept militants de droits de l'homme sahraouis ont été arrêtés le 8 octobre par les autorités marocaines et seront traduits prochainement en justice, selon l'auteur de la motion, adoptée par 68 voix et une abstention.
Le Maroc a quitté l'OUA, ancêtre de l'UA, le 12 novembre 1984 pour protester contre l'admission en tant que membre de la République arabe sahraouie et démocratique (RASD), proclamée par le Front Polisario qui lui dispute la souveraineté du Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole de plus de 260.000 km2.
"Nous souffrons d'une situation très grave dans les zones occupées. Nous souhaitons que l'équité et le droit prévalent sur tout le continent", a plaidé un député sahraoui.
Soutenant la motion, le député Chief Charumbira Fortune a invité l'Union africaine (UA) à "intervenir", là où un membre de la Commission des droits de l'Homme du PAP déclare : "La République sahraouie a été reconnue comme membre de l'Union africaine. (...) Nous demandons à l'UA de s'occuper de cette question de la violation des droits de l'homme".
Dans sa motion de soutien, le PAP a rappelé le "droit à l'indépendance et à l'autodétermination du peuple sahraoui". Il en appelle également à l'intervention de la communauté internationale et des organisations internationales.
Le PAP a aussi demandé à la communauté internationale de "mettre fin au siège des médias et d'ouvrir les territoires occupés du Sahara occidental aux médias et aux observateurs internationaux".
La résolution du conflit du Sahara occidental hypothèque le retour du Maroc au sein de la grande famille politique africaine. L'ONU tente, depuis l'entrée en vigueur en 1991 d'un cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario, de mettre en Å"uvre un plan de règlement qui prévoit l'organisation d'un référendum d'autodétermination.
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