Le Potentiel (Kinshasa)
3 Novembre 2009
Kinshasa — Les acteurs du marché financier de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (CEMAC) sont en conclave à Douala au Cameroun. En ouvrant les travaux hier à Douala, le ministre camerounais des Finances, Essimi Menye, leur a demandé de travailler dans le sens de l'harmonisation des procédures et des règles.
Essimi Menye a un voeu : Que dans les cinq prochaines années, le marché financier de l'Afrique centrale puisse véritablement décoller et se développer avec assurance. Hier, en ouvrant les travaux de l'atelier régional sur le développement du marché financier de la CEMAC, le ministre des Finances a demandé aux acteurs de travailler dans le sens du rapprochement. « Quand on parle de rapprochement des deux places boursières, ce n'est pas en termes de distance, puisque le marché de Libreville est à Libreville, et celui de Douala à Douala. Leur rapprochement est plutôt en termes de procédures. La façon dont la bourse de Libreville fonctionne devrait être la même que celle de Douala en terme de règles de fonctionnement, d'outils informatiques, d'organisation, de cotation, etc., de sorte que lorsque quelqu'un est à Douala, il peut investir à Libreville sans avoir à utiliser de nouvelles procédures », déclare le ministre Essimi Menye.
Une bonne brochette d'acteurs du marché financier en Afrique centrale sont en conclave depuis hier dans la capitale économique. Des membres de la Commission du marché financier du Cameroun (CMF) et de la Bourse des valeurs mobilières d'Afrique centrale (BVMAC), le dépositaire central, la Douala Stock Exchange, les sociétés de bourse, les prestataires des services d'investissement, les émetteurs et investisseurs, etc., sont à pied d'oeuvre. Sous le thème : « Le développement du marché financier de la CEMAC ». Pour le président de la Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale (Cosumaf), organisatrice de l'atelier, Alexandre Gandou, il y a de bonnes raisons de célébrer cet événement qui constitue une base de lancement de l'intégration des marchés financiers de la zone CEMAC afin de permettre aux acteurs économiques de la sous-région de saisir les possibilités d'aujourd'hui et de demain. Des possibilités qu'offre cet outil de financement alternatif qu'est le marché boursier.
Après avoir rappelé le faible bilan du marché financier près de 10 ans après sa création, Alexandre Gandou exprime son souhait d'entrevoir, à l'issue de l'atelier, des solutions idoines pour un développement équilibré du marché financier au sein de la CEMAC.
Quatre panels ont été constitués pour s'intéresser entre autres sur l'étude comparative des marchés financiers d'Afrique francophone, le schéma de consolidation des places financières, en prenant exemple sur celui des bourses européennes, ou encore sur comment développer le marché financier. L'atelier qui charrie de nombreux espoirs s'achève aujourd'hui.
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