Pierre Emangongo
3 Novembre 2009
Kinshasa — Un sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) aura lieu le jeudi 5 novembre 2009 à Maputo pour tenter de sortir le gouvernement d'union du Zimbabwe de la paralysie. Les dirigeants Zimbabwéens sont appelés à faire preuve de patriotisme pour surmonter leurs divergences et privilégier les intérêts supérieurs de ce pays important de l'Afrique australe.
Un sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) aura lieu le jeudi 5 novembre 2009 à Maputo pour tenter de sortir le gouvernement d'union du Zimbabwe de la paralysie, a indiqué hier lundi 2 novembre le gouvernement mozambicain cité par l'AFP.
Le ministre mozambicain des Affaires étrangères, Oldemiro Baloi, avait annoncé le vendredi 30 octobre 2009 que le bloc régional (15 pays-membres) convoquerait «dès que possible» un sommet sur le Zimbabwe, sans donner de date.
La SADC «s'est mise d'accord pour organiser la réunion ici (Maputo) jeudi», a précisé lundi sa porte-parole Yunassy Muchanga. «Nous ne savons rien de plus pour l'instant», a-t-elle ajouté.
«Le Premier ministre Morgan Tsvangirai participera à la conférence de Maputo jeudi pour discuter de l'accord de partage du pouvoir», a précisé le porte-parole du chef du gouvernement zimbabwéen, James Maridadi.
Leur gouvernement d'union a fonctionné bon an mal an pendant huit mois malgré de nombreux accrochages sur la nomination de hauts-responsables ou l'utilisation des fonds alloués par la communauté internationale, notamment.
PATRIOTISME
Mais, à la mi-octobre, Morgan Tsvangirai a décidé de suspendre tout contact avec le camp présidentiel, jugé «indigne de confiance», après la remise en détention d'un des ses proches, le vice-ministre désigné de l'Agriculture, Roy Bennett. Robert Mugabe a rétorqué le samedi 31 octobre 2009 en accusant M. Tsvangirai d'être un partenaire «malhonnête» pour avoir suspendu sa participation au gouvernement d'union. La SADC, garante de l'accord de partage du pouvoir, avait dépêché la semaine dernière à Harare des représentants de son organe de sécurité - une troïka actuellement présidée par le Mozambique, et également composée du Swaziland et de la Zambie. En dépit de la diplomatie régionale, les dirigeants zimbabwéens devront faire preuve du patriotisme pour surmonter leur divergence et privilégier les intérêts supérieurs du Zimbabwe.
Car, la solution durable à la crise de ce pays important de l'Afrique australe résulterait d'un compromis entre Zimbabwéens.
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