Sidy Dieng
3 Novembre 2009
Le Syndicat autonome des enseignants du supérieur de l'université de Thiès a engagé un mouvement dit de boycott des activités pédagogiques. Et depuis le 12 octobre dernier, ces enseignants qui constituent la presque totalité du corps enseignant dans cette institution universitaire, ont systématiquement refusé toute participation aux activités au niveau du campus.
Cette position tranchée, le coordonnateur des sections Saes de l'université de Thiès qui faisait face à la presse hier, l'explique par le fait qu'au lieu de respecter ses engagements, le recteur remet en cause les accords contenus dans le procès-verbal de la rencontre entre la coordination des sections Saes et lui. Ce procès-verbal en date du 10 juillet 2009 prévoit le paiement des sommes dues à hauteur de 35 % pour l'année 2007 avant le 15 juillet 2009, autant avant le 31 octobre et 30 % avant le 30 avril 2010. De même, il prévoit la prise en charge des indemnités de sujétion à raison de 72 000 francs pour les chefs de département et de centre d'application à partir de juin 2009. Le paiement des vacataires pour une somme de 10 à 15 millions avant le 15 Juillet fait aussi partie des engagements. Entre autres dispositions prévues figurent aussi les voyages d'études, le reversement des cotisations sociales, les commissions d'avancement et la tenue de l'assemblée de l'université.
La coordination des sections Saes de l'université de Thiès a aussi regretté que parmi les trois institutions universitaires créées en 2007, seule celle de Thiès ne dispose d'aucune infrastructure au bout de trois ans de fonctionnement. 'Toute la pédagogie de l'université de Thiès est basée sur un système d'emprunt de salles de classe et d'auditoriums pour les unités de formation et de recherche (Ufr)', se désole Abdou Khadre Fall, coordinateur des sections Saes de l'université de Thiès. Pis, poursuit-il, les bâtiments en construction sur le site de l'Ecole polytechnique et dont la livraison leur a été promise à maintes reprises, ne seraient plus en mesure de régler les problèmes d'infrastructures que connaît l'université de Thiès.
Aussi Abdou Khadre Fall se veut-il intransigeant : 'Nous avons décidé de boycotter tout ce qui est activité pédagogique jusqu'à nouvel ordre : qu'il s'agisse de cours, d'activités de stage ou conseils de classes'. Et le coordinateur des sections du Saes de poursuivre que la seule chose qui peut les faire revenir en arrière, c'est le respect du protocole d'accord du 10 juillet En outre, Abdou Khadre Fall a annoncé la volonté de la coordination des sections Saes de Thiès d'organiser un forum qui regrouperait tous les partenaires de l'université de Thiès pour qu'ils puissent ensemble discuter des problèmes qui entravent le bon fonctionnement de l'institution universitaire et voir comment apporter des solutions idoines. Il s'agira, selon lui, d'une large rencontre avec les partenaires internes que sont l'administration de l'université, le personnel administratif, technique et de service, les enseignants et les étudiants. Une rencontre qui devrait déboucher sur un consensus autour d'une vision commune qui permettrait de définir clairement ce qu'ils veulent à Thiès et les moyens pour atteindre les objectifs définis.
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