J-S Lia
3 Novembre 2009
Les importateurs de riz ne sont pas contents du tout de la déclaration télévisée du ministre du Commerce, Youssouf Soumahoro, qui accuse certains importateurs de livrer du riz de qualité douteuse à la consommation.
L'un d'eux, Touré Yacouba, président du Groupement des importateurs de riz et de denrées alimentaires, s'est senti interpellé par cette déclaration. Aussi, a-t-il animé un point de presse, hier, au siège de sa société, Seacor Côte d'Ivoire Sarl, au Plateau. «Le riz est une denrée de base en Côte d'Ivoire. Il ne faut donc pas en négliger la qualité. C'est pourquoi, lorsque je venais d'importer 1250 tonnes de riz 5% brisure d'origine uruguayenne, j'ai sollicité son autorisation pour coller aux sacs les étiquettes marquées des dates de production et d'expiration.
Car ces étiquettes étaient seulement agrafées, elles pouvaient donc se décoller facilement pendant les manoeuvres. En réponse, le ministre m'a fait savoir que son service allait procéder à l'analyse sanitaire du stock à l'effet de s'assurer de sa bonne qualité. Pendant un mois, j'ai couru en vain derrière les résultats des analyses. Jusqu'au dimanche dernier (1er novembre ndlr), je cherchais toujours à entrer en possession des résultats d'analyse.
A ma grande surprise, le ministre intervient au journal télévisé de 20h pour salir notre profession», explique-t-il. Toujours selon lui, au-delà de l'opprobre jeté sur les opérateurs économiques nationaux, c'est un préjudice important qu'il subit. «Je paye 45 FCFA par jour et par tonne. Ce qui représente à ce jour près de 300, 9 millions FCFA sans compter les 24 millions FCA de dédouanement et les frais financiers de la banque», indique-t-il. Il a dit avoir saisi son conseil pour étudier la possibilité de donner une suite judiciaire à cette affaire, et promis de saisir la Chambre de commerce et d'industrie de Côte d'Ivoire et la Confédération des grandes entreprises. «Un ministre du Commerce fait la promotion du commerce. Sa mission n'est pas de freiner les ardeurs des opérateurs économiques», a-t-il conclu.
Les étiquettes mentionnent que le riz a été produit en juillet 2009 et expire en juillet 2010.
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