Wafia Sifouane
4 Novembre 2009
A son sixième jour, lundi dernier, le 14e Salon international du livre d'Alger (SILA) attire toujours une foule impressionnante qui y vient autant pour les livres que pour la détente dans les espaces de jeux et de restauration rapide aménagés sur le site. En cette dernière journée du week-end prolongé accordé aux élèves, nombreux étaient les enfants et les jeunes en visite au SILA.A l'intérieur du chapiteau, il y a foule. La chaleur est étouffante. Les quelques ouvertures n'arrivent pas à rafraîchir l'air.
Au niveau des stands, quelques bousculades ont lieu du fait des promotions alléchantes qui y sont pratiquées sur les prix des livres. Les férus de lecture ne ratent aucune occasion. On constate aussi un grand engouement pour les ouvrages religieux tels que les livres d'interprétation du hadith ou encore concernant le mode de vie et les traditions arabo-musulmanes. Les enfants, quant à eux, ont trouvé leur bonheur au stand «L'esprit Panaf», situé juste à l'entrée du chapiteau. La veille, un spectacle de danse africaine a attiré une grande foule et obtenu un grand succès.
Ce lundi, ils ont réorienté leur intérêt vers plusieurs autres éditeurs.Concernant les jeunes, ils ont montré une véritable passion pour les livres scientifiques, les classiques de la littérature universelle et algérienne ainsi que les dictionnaires et encyclopédies tels le Petit Robert ou encore les Å"uvres des éditions Hachette. Le stand Dallimen, d'habitude très animé, a été déserté, certainement à cause de l'absence des bédéistes qui y avaient élu domicile pour le plus grand plaisir des enfants.Toutefois, les prix des livres restent assez inabordables. Certains classiques sont proposés à pas moins de 700 dinars.
Quant aux livres pour enfants la barre minimale ne descend pas en-deçà des 400 dinars.A certains stands d'éditeurs étrangers, on perçoit déjà les préparatifs de départ. Les étals sont vidés et des cartons s'accumulent dans un coin. A 16h, plusieurs d'entre eux ont déjà «baissé rideau», sans prendre la peine de ranger un tant soi peu le stand. Celui d'Arabie saoudite se pose comme un exemple déplorable : on a l'impression qu'une tornade est passée par là.
Des cartons déchirés et des bouts de papier jonchent le sol. Les étagères où ne subsistent que quelques livres et les tables où trainent gobelets, bouteilles d'eau minérale vides et quelques vestiges de plantes artificielles de décoration donnent au stand un air de départ précipité. Dehors, sur la grande place destinée aux loisirs, des dizaines de personnes sont attablées, consommant rafraîchissements, sandwiches ou gâteaux en gardant un oeil sur les enfants qui s'en donnent à coeur-joie avec les toboggans et les balançoires installés dans de grands bacs de sable.
A proximité, la garderie d'enfants est submergée. Les cris des bambins emplissent l'espace.Dans les salles de conférences «El Qods» et «Afrique» l'anarchie règne en maîtresse des lieux. Des gens vont et viennent à leur guise sans s'inquiéter du dérangement des conférenciers.
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