Adama Yacine Daour
4 Novembre 2009
Témoignages de grandes femmes intellectuelles américaines et françaises telles que Marguerite Duras (lauréate du prix Goncourt et auteur de « Hiroshima mon amour ») : « Elles prennent le rôle des hommes, c'est ça qui est terrible, désolant ».
« La soi-disant égalité est très dangereuse : il n'y a rien de pire que l'égalité qu'on demande entre les hommes et les femmes. Les femmes deviennent tout ce que sont les hommes » extrait du livre « Le corset invisible », page 16.
Pour le cinquantième anniversaire de la lutte pour la parité et l'égalité des sexes, en France, dont l'un des principaux précurseurs est le Mouvement français pour le planning familial (Mfpf : mouvement créé à l'origine par des féministes et des francs-maçons dont le Dr Pierre Simon qui le dirigea pendant des années), l'heure du bilan a été émaillée d'innombrables critiques et constats de regrets accompagnés d'énumérations des dégâts irréversibles occasionnés.
La dernière en date parmi tant d'autres qu'on citera ci-dessous est la récente parution du livre « Le Corset invisible ou manifeste pour une nouvelle femme française » de la part de 2 femmes écrivains, Eliette Abecassis et Caroline Bongrand qui commencent par cette pertinente question « après que les différents progrès aient changé la femme, délestée de ses jupons se voyant assignée de multiples nouveaux rôles, le temps est venu de s'interroger sur les réels progrès accomplis et de se poser la question : la femme connaît-elle aujourd'hui une vie meilleure ? Ces progrès ont-ils réellement amélioré la femme ? »
Ce livre parle, comme elles le disent de la femme moderne, « de leurs aspirations, de leurs espoirs déçus, souvent tus, de leur malaise de ce qui remplit leur vie et de ce qui la détruit jour après jour, du nombre croissant de divorce, s'interrogeant sur cette nouvelle relation de couple où ni la femme, ni l'homme ne trouvent leurs marques ».
Avant de préciser : « notre méthode repose avant tout sur les témoignages de femmes anonymes ou non, qui se sont confiées à nous dans la sincérité. Au fur et à mesure de nos investigations, ont surgi une multitude de questions. Et un constat : la libération de la femme ne l'a pas libérée, elle l'a au contraire exclavagisée ». P. 10.
« Notre ambition a été de raisonner librement, sans jamais nous soucier du politiquement correct », avant de poursuivre « aujourd'hui, le corps de la femme est en fait contrôlé par l'épuisement à la tâche, les régimes et les nouvelles normes de beauté. Les mères sont épuisées, culpabilisées, défaites en fin du jour. Les femmes ne trouvent pas leur place, n'ont plus le temps, n'en peuvent plus de faire le grand écart entre le travail et la vie familiale, elles se replient sur elles-mêmes dans le silence de leur souffrance. Plus que complice de son propre asservissement, la femme s'y soumet d'une façon impitoyable : elle est devenue son propre bourreau ». P. 11.
Par ailleurs, elles dressent un bilan objectif, « nos aînées ont combattu pour l'accès des femmes à l'éducation, le droit à l'avortement et à la pilule contraceptive, mise en place du congé maternité indemnisé. Le féminisme a soustrait la femme au patriarcat, au pouvoir du père et du mari. Il l'a sortie du foyer. Partout dans la rue, nous voyons des femmes. Alors pourquoi ce mot est-il connoté si négativement et pourquoi provoque-t-il soit le rejet, soit l'ironie moqueuse ? Etre féministe, c'est au mieux ringard, au pire vindicatif, haineux voire « hystérique ». Comment en est on arrivé là ? P. 15
Le féminisme s'est construit contre l'homme, contre le patriarcat, contre l'ordre établi, mais aussi contre le féminin et donc contre l'identité profonde de la femme en voulant hisser la femme au niveau de l'homme, en calquant les valeurs de la femme sur celles de l'homme avec cet étrange paradoxe d'imiter celui qu'il a posé comme étant son ennemi : c'est-à-dire l'homme ».
« Par ce que l'on appelle émancipation de la femme, le féminisme a entraîné les femmes dans une masculinisation des valeurs féminines. L'erreur théorique du féminisme est la suivante : l'homme et la femme sont semblables, donc ils doivent être égaux. Or la femme n'a pas les mêmes besoins ni les mêmes aspirations que l'homme. Si certains besoins sont communs, la nature différente de l'homme et de la femme fait qu'ils ont chacun des aspirations propres. Le féminisme s'est construit contre l'homme tout en le prenant comme modèle ». P. 16
Comme le dit Simone Veil, dans son livre qui est l'une des bibles du féminisme « Le deuxième sexe » : on ne naît pas femme, on le devient.
La différenciation sexuelle obéit à une règle fondamentale (scientifique) mise en évidence pour la première fois par le Pr Alfred Jost en 1947, repris et approfondi par Régine Picon, Pr à l'université de Paris XII. P. 17
Même en ce qui concerne le fonctionnement du cerveau, « les dernières recherches sur le cerveau montrent que ce ne sont pas les mêmes zones du cerveau qui interviennent chez l'un et chez l'autre », d'après Shally Shaawith de l'université de Yale (Usa) et Ruben Guur, Pr au Mahoney institute of neurological sciences de l'université de Pennsylvanie. P. 18
Selon Alain Braconnier, psychiatre et auteur du « Sexe des émotions », « les femmes parlent le langage de l'affectivité et de l'émotion, les hommes celui de l'action et de la description ».
Une étude des textes littéraires a été menée par Moshé Koppel de l'université Bar Ilan d'Israël afin de déterminer par le moyen d'un logiciel, si l'auteur était un homme ou une femme. Le logiciel était capable de fournir une réponse correcte quatre fois sur cinq ». P. 19
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