Freddy Monsa Iyaka Duku
4 Novembre 2009
Kinshasa — Après Dakar, c'est le tour de la ville de Lagos, au Nigeria, d'accueillir le Forum des Leaders des médias d'Afrique, AMLF. Il s'agit de la deuxième édition de ce cadre de concertation et de réflexion sur l'avenir des médias en Afrique. Le point culminant sera sans nul doute l'adoption de la «Charte du Forum».
A l'invitation du journal «This Day», un des grands organes de presse du continent, il se tiendra à Lagos, deuxième capitale de la République du Nigeria, le IIème Forum de Leaders des médias d'Afrique, AMLF. Ce sera du 5 au 6 novembre 2009. Le thème principal est «Définir l'avenir des médias d'Afrique».
Cette rencontre succède à celle qui s'est tenue du 3 au 4 novembre 2008 à Dakar et qui a été sanctionnée par la «Déclaration de Dakar ». Lagos aura l'insigne honneur d'amener tous les participants à se mettre d'accord sur la «Charte du Forum» pour mieux canaliser les aspirations des opérateurs de média.
A Lagos, les participants se pencheront sur les progrès réalisés depuis le sommet de l'année dernière à Dakar. Ils saisiront cette opportunité pour discuter de possibilités qui se présentent dans le domaine des nouveaux médias ainsi que des défis qui se posent au secteur dans un environnement marqué par la crise financière internationale.
Selon Nduka Obaigbena, éditeur fondateur et rédacteur en chef de This Day, président fondateur de AMLF, il est question de passer en revue le financement des entreprises de presse, le défi du programme de développement du continent, l'éthique et la gouvernance des entreprises de presse. Il est donc question de « préparer l'avenir des médias africains».
Circonstance particulière, ce forum de Lagos. Comme nous l'a confié, le sénateur Modeste Mutinga, rapporteur du Sénat de la RDC, fondateur du Groupe de presse Le Potentiel, «la presse devrait dorénavant, sur le continent, concourir à la promotion de la bonne gouvernance, elle-même indissociable du pluralisme politique, du respect de la dignité et de la grandeur de l'homme, de la lutte contre la corruption et la gabegie ». Voilà pourquoi propose-t-il que « nos médias s'éloignent du retour à la pensée unique. A cet égard, appuyer aveuglement les gouvernants corrompus, prédateurs des droits de l'homme, se renfermer dans la « spirale du silence, c'est priver les populations africaines d'une ressource essentielle, à savoir l'information ».
Au demeurant, il ne fait l'ombre d'aucun doute que les opérateurs des médias d'Afrique sont en train de prendre rendez-vous avec l'histoire du continent. La rencontre de Lagos ne le démentira pas.
Notons que ce forum bénéficie de la collaboration de la Banque mondiale. En plus, des personnalités suivantes : Arriana Huffington, Co-fondateur du Huffington Post, Ted Koppel, ancien présentateur de Nightline sur la ABC ; Dele Olojede ; seul africain Prix Pulitzer et John Lavine, directeur de l' Ecole de journalisme de Medill, l'une des plus grandes écoles de journalisme du monde, sont attendus à Lagos. A côté d'eux, plus de 120 opérateurs des médias viendront des Etats-Unis, d'Asie, d'Europe et d'Afrique.
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