Séraphine Somé
4 Novembre 2009
La Commission de l'informatique et des libertés (CIL) a organisé, lundi 2 novembre 2009 à Ouagadougou, un séminaire national sur les "enjeux de la protection des données personnelles et de la vie privée dans les communes."
La Commission de l'informatique et des libertés (CIL) poursuit sa campagne d'information et de sensibilisation sur les risques et dangers des Technologies de l'information et de la communication (TIC).
Lundi 2 novembre 2009, les responsables de l'institution ont rencontré les acteurs communaux (maires, élus locaux et fonctionnaires principaux) pour leur montrer les dispositions à prendre face aux dangers des TIC. Il s'agissait également, pour les membres de la CIL de présenter leurs institutions (rôle, mission, pouvoir etc.) et les normes en vigueur en matière d'utilisation des TIC. Toute chose qui s'est déroulée par l'intermédiaire d'un séminaire national placé sous le thème : "les enjeux de la protection des données personnelles et de la vie privée dans les communes. " Les travaux se sont articulés autour de quatre communications en rapport avec le thème du séminaire. Les spécialistes des TIC et les commissaires de la CIL se sont chargés de développer les thèmes et de répondre aux préoccupations des participants venus des différentes communes du Burkina Faso. Ceux-ci ont témoigné un intérêt à la formation organisée par la CIL, par leur présence et leur participation active aux travaux.
L'introduction des TIC dans les communes s'est imposée dans le cadre du développement. L'e-gouvernance avec la généralisation des télé-services pose cependant, le problème de la protection des données personnelles et de la vie privée. Ce, d'autant plus que ces données transitent sur des réseaux qui contiennent les fichiers interconnectés tels que l'état civil. Le maire de Ouagadougou, Simon Compaoré, a salué l'initiative du séminaire. "On nous a donné les informations nécessaires pour la protection des données que nous collectons sur les gens et l'utilisation que nous devons en faire", a expliqué M. Compaoré. Celui-ci avait relevé dans son mot d'ouverture au début des travaux, l'urgence pour les acteurs communaux, d'échanger autour de leur responsabilité dans la protection et l'usage des données à caractère personnel.
A entendre le maire Compaoré, la loi no 10 /2004 portant protection et exploitation des données à caractère privé sera respectée désormais dans les communes. La présidente de la CIL, Alimata Ouattara/Dah, a indiqué qu'il était tout à fait normal que la formation touche les acteurs des communes. En effet, a-t-elle justifié, c'est dans les services communaux que les données sur la vie et la fin de la vie sont consignées. Selon Mme Ouattara l'avènement des technologies de l'information et de la communication a des risques relatifs à l'exploitation et à la manipulation des données d'état civil. Et les réseaux informatiques par lesquels transitent de nombreuses informations peuvent faire l'objet d'attaques de tous genres. "Nous souhaitons que l'ensemble des responsables des communes et des fonctionnaires municipaux s'approprient les normes et exigences liées au traitement des données d'état civil et autres contenus des registrés ou fichiers communaux", a dit Mme Ouattara, à l'entame du séminaire.
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