Alain Saint Robespierre
3 Novembre 2009
En prélude à sa rencontre de haut niveau entre les membres du comité de supervision et les partenaires au développement, le secrétariat permanent de l'initiative pour la transparence dans les industries extractives du Burkina (SP/ITIE) a tenu hier, mardi 3 novembre 2009, un petit déjeuner de presse.
Objectif : faire connaître les principaux points à l'ordre du jour de la prochaine réunion prévue le 6 novembre à venir. Avant d'aborder l'objet principal de la conférence de presse, le secrétaire permanent de l'initiative pour la transparence dans les industries extractives du Burkina (SP/ITIE-Burkina), Dakar Djiri, dont la structure est peu connue du public parce que de création récente, s'est attelé à la présentation de celle-ci.
Lancée en 2002 pour « améliorer la transparence et la responsabilité dans les pays riches en ressources naturelles telles le pétrole, le gaz et les minerais », ladite initiative, comme son nom l'indique, vise la clarté dans des secteurs d'activité générateurs de grands revenus. Elle prône une meilleure gouvernance dans l'exploitation des richesses naturelles à travers la publication et la vérification de tout paiement effectué par les entreprises extractives. Aussi se fixe-t-elle un droit de regard sur les recettes publiques générées par la mise en valeur des ressources pétrolières et gazières.
L'ITIE repose sur deux mécanismes essentiels : « le premier est la publication régulière de données crédibles de paiements versés aux gouvernements par les entreprises extractives et les recettes de ces gouvernements avec en prime un rapprochement effectué par des sources indépendantes. Le second est le développement d'un mécanisme de surveillance qui assure une mise en Å"uvre efficace du processus, favorise et encourage les débats publics sur les dépenses des recettes issues des ressources extractives », explications du conférencier, Dakar Djiri, entouré de ses plus proches collaborateurs.
Coopération tripartite entre gouvernement, entreprises extractives et société civile, l'ITIE, dans sa finalité, vise à conjurer ce que d'aucuns qualifient de « malédiction des ressources naturelles » ou de « paradoxe de l'abondance » au regard des conflits de la pauvreté et de la corruption qui règnent dans nombre de pays riches en ressources minières et énergétiques. Candidat à l'ITIE le 15 mai 2009, le Burkina Faso dispose de deux ans pour remplir la panoplie de conditions préalables à l'admission au titre de pays conforme à l'Initiative.
Déjà, plusieurs actions ont été entreprises afin de permettre au SP/ITIE-Burkina de bien remplir son rôle. Il s'agit, entre autres, de la consolidation de la structure locale en moyens matériels et humains, du renforcement des capacités de la société civile et de l'organisation, le 6 novembre prochain, de la rencontre de haut niveau entre les membres du comité de supervision et les principaux partenaires dans la mise en Å"uvre du processus ITIE au Burkina Faso. Cette réunion marquera l'entame d'une série d'actions d'informations, de sensibilisation, de concertation, de négociation et de mobilisation de moyens nécessaires à la réussite de l'Initiative dans notre pays.
« Cela apparaît aujourd'hui comme une nécessité, voire une urgence, dans la mesure où notre pays compte parmi les pays africains les plus riches en ressources minières et la gestion transparente des recettes y afférentes permettra de booster la croissance économique et de lutter efficacement contre le sous- développement et la pauvreté endémique qui menacent nos citoyens », a déclaré le premier responsable de l'ITIE au Burkina.
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