La Prospérité (Kinshasa)
4 Novembre 2009
Kinshasa — Enfin, la RD. Congo peut crier houra ! Les contrats chinois ne sont plus une barrière entre la RDC et les institutions de Breton Woods. Notamment la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire Internationale (FMI). Adolphe Muzito en a eu la certitude, le 31 octobre dernier, dans la lettre, lui adressée par la BM et le FMI. Ce déclic permettra, grâce au programme Facilité de Réduction de la Pauvreté pour la Croissance (FRPC) mis en place par la FMI, en faveur de la RDC, d'espérer des financements de la réunion du Club de Paris fixée au 18 novembre prochain.
Après avoir soulevé des boucliers et provoqué des contestations, les contrats sino-congolais sont finalement jugés compatibles. Sans nul doute, cette mesure doit être prise comme la dissipation des nuages entre la RDC et bien d'autres pays de l'Union Européenne et pourquoi pas les Etats-Unis d'Amérique. Sarkozy n'avait-il pas dit que ce contrat était un épouvantail, quand on lui avait demandé d'intéresser Dominique Strauss-kahn ?
Ainsi, le Gouvernement Muzito peut se dire que la route menant vers le point d'achèvement de l'Initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), est balisée ; étant donné qu'il y avait plus de peur que de mal. Le pari est gagné et cette fois-ci c'est la bonne. Les contrats chinois, jugés de pierre d'achoppement, ont cessés d'être léonins. Il a fallu à la RDC de tenir tête pour avoir gain de cause. Par ailleurs le fait que les institutions de Breton Woods se sont ravisées, ne peut que conforter les chinois qui, au départ étaient optimistes, mais aussi opiniâtres.
Si non, les chinois auront encore peur de quoi ? bien sûr qu'un grand changement vient de se produire, mais quelques questions demeurent. Que gagne donc la RDC ? Quel peut être l'impact de ce changement d'attitude ? A court terme, si les chinois pouvaient travailler en hésitant, ils peuvent le faire à découvert et s'en féliciter. A long terme, après compression de la dette jadis évaluée à 14 milliards, pour ne pas dire, sa réduction sensible, les bienfaits tant économiques que sociaux seront perceptibles. Petit à petit l'espoir de sortir du labyrinthe de la pauvreté est en train de naître mais l'assainissement de la gestion des finances publiques est un paramètre non négligeable dans ce processus.
A ce sujet, le Dauphin de Gizenga Funji a rassuré les partenaires de la volonté politique de l'Exécutif Central, sous l'impulsion du Chef de l'Etat, à tout mettre en oeuvre pour l'assainissement de la gestion des finances publiques à travers l'amélioration de la qualité de la dépense publique et la restructuration des administrations de collecte d'impôts et des taxes ainsi que la transformation des entreprises publiques.
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