Cameroon Tribune (Yaoundé)
Propos recueillis par Lamissa Kaïkai
4 Novembre 2009
interview
Jean Paul Maniben, chargé de Fisc au sein de MAISCAM, précise.
Depuis plusieurs années vous vous occupez des dossiers de Fisc à Maïscam, l'unique société industrielle des l'Adamaoua. Après l'avènement de la crise économique et de la crise financière mondiale. Quel est l'état de santé de Maïscam aujourd'hui ?
Je suis effectivement chargé des dossiers fiscaux au sein de Maïscam. Comme vous le savez, Maiscam travaille dans le secteur agricole sans aucune subvention quelconque. Vous comprenez donc qu'elle doit être affectée par les crises financière et économique mondiales qui prévalent actuellement. Néanmoins, elle s'efforce de s'adapter au contexte.
Quelles sont les difficultés réelles de cette société ?
Les difficultés sont liées à la situation qui prévaut. Le renchérissement du prix des intrants agricoles, la crise financière qui rend encore plus difficile l'acquisition des équipements et des pièces de rechange ont entraîné un léger ralentissement de nos activités.
Quelles sont vos relations avec les services du fisc ?
Elles sont très bonnes. Nous sommes à jour et nous nous acquittons parfaitement de nos redevances auprès du centre d'impôt du siège de l'entreprise à Ngaoundéré.
Maïscam est pourtant accusée de ne pas respecter ses engagements vis-à-vis du fisc. Quelle est la réalité ?
Maïscam est une société industrielle et une société industrielle ne peut fonctionner en marge de la législation. Payer les impôts incombe à toutes les structures économiques. Maïscam aurait déjà fermé si elle n'était pas en règle avec l'administration fiscale. Je voudrais vous rassurer que notre société s'acquitte convenablement de ses devoirs fiscaux auprès du centre régional des impôts de l'Adamaoua conformément aux textes en vigueur. Nous sommes soumis au contrôle régulier et nous sommes à jour vis-à-vis de nos engagements. Le maire de Ngan-ha qui accuse Maïscam de ne pas payer ses impôts ignore le mécanisme de paiement des impôts surtout lorsqu'il s'agit des grandes entreprises. Les impôts payés par Maïscam ne peuvent être comparés aux taxes prélevées sur les étalages ou l'impôt libératoire recouvré. Le texte actuel prévoit le versement des impôts uniquement au centre des impôts de Ngaoundéré où se trouve le siège de la société. Nous pensons que les déclarations du maire de Ngan-ha ne sont qu'une simple accusation à l'endroit de la société Maïscam, si ce n'est contre son promoteur. D'ailleurs, il est une tradition que le PCA de Maïscam soit l'objet de toutes les accusations par des individus mal intentionnés. Sinon, quel rapport y a-t-il entre le militantisme d'un individu et le paiement des impôts ? Je crois que le maire de Ngan-ha qui parle de l'incivisme fiscal dans sa circonscription communale est un militant du parti proche du pouvoir comme il l'évoque dans ses propos. Pour ce qui est de Maïscam, elle est une entreprise citoyenne, un investissement industriel qui participe aux activités économiques du pays, une société respectueuse des lois et règlements. Nous voulons par cette occasion inviter le maire à se rapprocher du centre des impôts de l'Adamaoua pour se rendre compte de la situation fiscale de Maïscam au lieu de s'attaquer à son promoteur pour des raisons inavouées.
Quel est l'avenir de Maïscam ?
Avec la crise alimentaire que le monde a traversée en début d'année, nous pensons que l'avenir est dans l'agriculture. Maïscam ayant une bonne expérience des grandes cultures ne peut plonger dans le découragement ou le désespoir.
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