Hela Hazgui
4 Novembre 2009
L'histoire est celle de deux bonnes jumelles travaillant pour une femme riche. Entre les deux soeurs, la relation est floue, voire conflictuelle. Et leur rapport avec leur maîtresse est plus complexe encore: les deux filles perdront complètement leur identité, quand elles se mettront à imiter la patronne.
Le mensonge deviendra réalité et les idées se brouilleront ce soir, à la maison de la culture Ibn- Rachiq. Comme un échiquier, la scène sera divisée en carreaux noirs et blancs pour accueillir une pièce de Hafedh Khelifa Zeriaâtt Ibliss, inspirée des Bonnes de Jean Genet, après Hess El Gtaa, la troupe de Douz tente une autre aventure.
Sur cet espace, ainsi composé, le metteur en scène fera évoluer cinq acteurs : Dalila Meftahi, Jalila Ben Yahia, Nourhen Bouzayen, Hejer Saïd et Mansour Sagheïr. Il mélangera ses personnages et confondra les visages et les corps. Il n'y aura plus question d'homme ou de femme, de jeunes ou de moins jeunes Tous ces acteurs seront unis pour crier leur «féminité». «Un concept qui n'est pas propre à la femme», précise le metteur en scène. C'est cette «féminité» qui guidera les comportements et les relations entre les êtres. C'est de cette «féminité» qu'émaneront aussi l'amour et la haine, la liberté, la frustration, la joie et la douleur
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