B. B. Sane
5 Novembre 2009
Le Comité national pour l'élaboration du curriculum (Cnec) de l'enseignement moyen a procédé hier, à la Fastef, à la restitution et validation du cadre de référence du curriculum de l'enseignement moyen.
Le directeur de Cabinet du ministre de l'Education nationale, Alioune Ndiaye, a salué, à l'occasion, le lancement de la seconde phase du processus. Six mois de dur labeur du secrétariat exécutif ont permis la production d'un cadre de référence qui balise les prochaines étapes de la réalisation du curriculum de l'enseignement moyen.
Cette deuxième phase des travaux conduira vers l'expérimentation et la recherche-action sur le terrain.
Appréciant le travail effectué au sortir de la première rencontre du mois d'avril dernier, qui a permis de poser la problématique de l'élaboration du « curriculum pertinent », Pape Momar Sow de l'Usaid a assuré l'appui et le soutien de son organisme dans cette grande tache de réforme au profit du gouvernement du Sénégal. Pape Momar Sow a insisté sur le renforcement de la flexibilité de notre école et l'impérieuse nécessité de trouver des solutions aux problèmes de polyvalence des acteurs du moyen.
Le président du secrétariat exécutif du Cnec, Ndiogou Faye, a résumé l'essentiel des taches accomplies en six mois pour respecter l'échéance et présenter le document de référence.
Quant au représentant du doyen de la Fastef, il a noté la « rupture inévitable » qui va changer dans les façons de faire en matière de politique de l'éducation et de la formation au Sénégal. Le document de référence a défini le cadre des travaux à mener. Outre l'état des lieux, l'aperçu du cadre théorique, le cadre opératoire, les recommandations et un schéma sur les prochaines étapes à mener, d'importants pans de la faiblesse du système éducatif ont été notés.
Faiblesses
Il s'agit entre autres points, de la lourdeur des programmes scolaires, la non atteinte du quantum horaire, la gestion des enseignements-apprentissages, de la prédominance du cours frontal, de l'inadéquation des stratégies et pratiques d'évaluation, les projets d'établissements atteignant les objectifs qu'autour de 22 %, un profil du sortant du moyen inadapté...
Des points dont la conséquence directe est la baisse des rendements scolaires (51 à 55 % entre 2000 et 2004 avant de rechuter à 37 %), la tendance à la hausse du taux de redoublement (15 % en 2008), une difficile insertion des élèves sortant du moyen, un manque de motivation du personnel, (...) et une faible prise en charge des enfants vulnérables et défavorisés.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Le Soleil. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.