Fasozine (Ouagadougou)
Morin Yamongbé
4 Novembre 2009
Addis-Abeba, siège de l'Union africaine sera-t-elle la fin de la marche des Malgaches à la recherche d'une paix prise en otage par des politiciens animés uniquement d'intérêts égoïstes et très personnels? On le saura bientôt en cette journée cruciale du jeudi 5 novembre, qui devrait marquer la clôture du énième round des négociations sur la sortie de crise à Madagascar.
Si une issue heureuse est trouvée, ce sera le bonheur pour une population malgache lassée par les incessants revirements de ses dirigeants et durement touchée par la conjoncture économique difficile dans laquelle leur pays s'enlise dangereusement. «Si c'est oui, c'est la fête pour nous tous; si c'est non, c'est un avenir sombre dont on ne connaît pas la suite». Ces propos de l'ancien président malgache, Albert Zafy, résument à eux seuls la situation catastrophique vers laquelle plonge le pays, si le consensus n'est pas trouvé hic et nunc pour attribuer les différents principaux postes de la transition et accéder à des élections présidentielle et législatives acceptées par tous.
Au fait, quel est le degré de sincérité et surtout de patriotisme de ces quatre hommes qui semblent se donner le mot pour plonger le Madagascar dans l'impasse socio-politique, au moment où l'optimisme était de mise dans les discussions de sortie de crise? En tout cas, ils portent tous la responsabilité des malheurs de leur pays et en répondront devant l'histoire, qu'ils s'appellent Didier Ratsiraka, Albert Zafy, Marc Ravalomanana ou encore Andry Rajoelina. Certes, Andry Rajoelina, l'actuel homme fort de Tana a accepté, la mort dans l'âme, de se séparer de Monja Roindefo, son Premier ministre, quitte à affronter le courroux dans son propre camp. Certes, Marc Ravalomanana, le président chassé du pouvoir en mars dernier, tout comme les autres anciens chefs d'Etat avaient signé l'accord de Maputo I, donnant des illusions de fin de crise à tous leurs compatriotes.
Mais n'ont-ils pas tous, à cause d'un égoïsme coupable, contribué à l'échec de Maputo II, malgré la détermination de Joaquim Chissano, ancien chef d'Etat du Mozambique et médiateur dans la crise malgache? A l'instar de tous les Malgaches épris de paix et de justice, il faut espérer que le quatuor d'anciens et de nouveau présidents saura faire fi, chacun de son égo, pour placer l'intérêt national avant tout. Ainsi, ce sera la fête pour tous, en ce jour du 5 novembre. Sinon, c'est Madagascar et l'Afrique qui continueront d'errer de résolution de crises en médiation de sortie de crise.
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The Malagasy and African people are used to suffer . A little less or little more why not ?it does not matter .! Now with the speech of Big Brother and President Obama ,Africa and Madagascar needs strong Institution not strong man ,as the French Media uses to say about African leaders . Strong men even can reveale real probleme ,and after apply wrong solution and ignore real solution after ,because of what ? You are an African and you had to answer to that and tell if it is true or not .! What I can say is only that Africa now belongs to African ;and African Union exists .! Why specialy is the french media using this word "strong man "???