Kinshasa — L'ex-président mozambicain et chef de la médiation internationale dans la crise malgache Joaquim Chissano a jugé positives les premières discussions entamées dans la nuit de mardi à mercredi entre chefs politiques malgaches. Et, malgré les divergences de vues, la bonne volonté politique servira d'une grande utilité pour une solution durable de sortie de crise dans la grande île de l'océan indien.
L'ex-président mozambicain et chef de la médiation internationale dans la crise malgache Joaquim Chissano a jugé positives les premières discussions entamées dans la nuit de mardi à mercredi entre chefs politiques malgaches, évoquant à l'AFP des "avancées". "Ca a bien démarré, ils se parlent ouvertement, il y a des avancées même s'il y a des points de vue différents", a déclaré M. Chissano à l'issue d'une réunion à Addis Abeba entre les seuls chefs de file et l'équipe de médiation.
"Il n'y a qu'un ordre du jour : trouver une solution", a-t-il ajouté.
L'actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, le président évincé en mars dernier, Marc Ravalomanana, et deux anciens chefs d'Etat, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, participent à ces discussions au siège de l'Union africaine (UA).
Les négociations se poursuivaient mercredi, après s'être prolongées tard dans la nuit mardi: les chefs des mouvances étaient reçus séparément par les responsables de la médiation avant la reprise du débat en séance plénière dans l'après-midi.
Volonté politique
Les premières discussions avaient débuté le mardi 03 novembre 2009 dans la soirée et Marc Ravalomanana avait insisté sur la nécessité d'attendre l'arrivée de M. Chissano. Lors de l'ouverture des travaux, Jean Ping, président de la Commission de l'UA, avait appelé les dirigeants malgaches à prendre leurs "responsabilités" pour mettre en oeuvre les accords de Maputo qui butent sur la répartition des postes au sein de la transition. Le sommet d'Addis Abeba est prévu jusqu'à jeudi et devrait notamment régler les questions cruciales de la présidence de transition et des membres de son gouvernement. Un haut responsable de l'UA s'est montré un peu moins optimiste, soulignant qu'il "n'y a pas de percée. Ca discute beaucoup, mais ça ne décolle pas". Les négociations depuis hier mercredi 4 novembre ont lieu juste entre les quatre dirigeants et les quatre médiateurs: M. Chissano, Tiébilé Dramé pour l'ONU, Edem Kodjo pour la Francophonie, et Ablassé Ouédraogo pour l'UA. La mouvance de M. Ravalomanana a décidé de proposer un nouveau président de la transition, en la personne de Manandafy Rakotonirina, pour remplacer Andry Rajoelina. Cette proposition a été totalement rejetée par les participants aux négociations, a appris l'AFP de sources concordantes.
Au bout du compte, la bonne volonté politique des protagonistes de la crise malgache servira d'une grande utilité pour une solution durable de sortie de crise dans la grande île de l'océan indien.

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