Bachirou Nana
5 Novembre 2009
Après deux jours de concertation dans la capitale burkinabè, les forces vives de Guinée qui regroupent des représentants de partis politiques et syndicats, ont remis dans la soirée du mercredi 4 novembre 2009, leurs propositions de sortie de crise au facilitateur, le Président du Faso Blaise Compaoré.
Les forces vives de Guinée proposent au facilitateur, le Président du Faso Blaise Compaoré, la mise en place d'un organe de transition, la libération des détenus en relation avec les événements du 28 septembre, les libertés politiques et syndicales... Après deux jours de réflexions et de concertation, les représentants des forces vives ont fait part de leurs suggestions au facilitateur le mercredi 4 novembre lors d'un entretien dans la salle de conférences de Ouaga-2000. "Ce sont des propositions à la fois constructives et intéressantes pour la suite de ma mission" a déclaré Blaise Compaoré à l'issue de l'entretien. Pour lui, les suggestions n'ont pas beaucoup évolué par rapport aux principales revendications posées par les forces vives. "Que se soit l'évaluation de la situation ou les mesures d'urgence qu'il faut prendre pour la sécurité et les libertés publiques, la transition politique nouvelle qu'il faut mettre en place, ce sont les mêmes propositions, les mêmes revendications déjà exprimées", a poursuivi le facilitateur. A la question de savoir si les sanctions à l'encontre de la junte guinéenne n'entravent pas ses efforts, Blaise Compaoré a répondu : "pour l'instant, je travail avec ces sanctions qui sont aussi des mesures de la communauté internationale. Nous devons faire avec".
Le départ de la junte sur la balance
L'ancien Premier ministre et leader de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) Cellou Dalein Diallo, a exprimé la confiance des forces vives en la facilitation menée par le président Blaise Compaoré. "Nous sommes pleins d'espoir...toutes les marques de considérations dont nous sommes l'objet nous indiquent qu'il va mettre tous les moyens en Å"uvre pour trouver une solution à cette crise" a soutenu Cellou Dalein Diallo. Il a insisté sur les revendications, notamment la libération de tous les détenus, arrêtés suite aux événements du 28 septembre, la fermeture de tous les lieux publics non conventionnels, la prise en charge des blessés et surtout des femmes violées, les libertés de presse, politiques et syndicales de même que la sécurité des citoyens. "Actuellement, il y a une insécurité ambiante qui sévit en Guinée. Nous avons demandé au facilitateur de déployer tous les efforts nécessaires afin de restaurer le calme et la sécurité dans le pays" a précisé le leader de l'UFDG. Selon lui, le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) doit être dissout et le chef de la junte évincé du pouvoir, afin que soit mis en place une autorité de transition consensuellement identifiée. "Quand on parle d'une nouvelle autorité, ça veut dire qu'elle est différente du CNDD. On s'inscrit dans cette logique", a ajouté pour sa part le secrétaire général de l'Union syndical des travailleurs de Guinée (USTG), Dr Ibrahima Fofana. Mais il laisse une porte à la négociation : "C'est un dialogue qui est engagé avec une médiation internationale conduite par le Président du Faso. La junte est partie prenante au dialogue pour faire en sorte que nous ayons un consensus sur les organes de la transition, afin que dans les meilleurs délais, il y ait des élections libres et transparentes pour remettre la Guinée sur la voie de la démocratie et du développement".
Le secrétaire général de l'USTG, Dr Ibrahima Fofana : "Il faut faire en sorte que nous ayons en un temps records des élections libres et transparentes en Guinée".
Les forces vives guinéennes ont proposé la mise en place d'une nouvelle autorité de transition.
Il préconise la mise en place d'un gouvernement d'union national pour conduire la transition avec un "programme clair qui résultera des négociations qui auront lieu sous la médiation du président Blaise Compaoré". "On a proposé un calendrier, on pense que la transition pourra durer six mois à partir de la mise en place de la nouvelle autorité de la transition" a indiqué Cellou Dalein Diallo. Le facilitateur Blaise Compaoré compte rencontrer bientôt l'autre partie, à savoir la junte. "Là, nous n'avons écouté qu'une partie et nous allons bientôt recevoir les points de vues et les suggestions de l'autre camp" a souligné le Président du Faso. Avant de conclure : "C'est à partir de cette rencontre que nous allons pouvoir définir à la fois un programme de travail et un chronogramme".
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Sidwaya. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.