San Finna (Ouagadougou)

Burkina Faso: Julien Sanfo réagit à un article paru dans San Finna

Julien Sanfo

4 Novembre 2009


Ma réqction  para rapport à votre article  paru dans le n°  533, intitulé  « GRAND SACHEM, BELLE-FAMILLE NATIONALE ET AUTRES AFFIDES : DU RIFIFI DANS LA MAISON ? »

« Après avoir attentivement lu votre article sur « la famille présidentielle » paru dans le numéro 533 de votre journal, j'ai été totalement choqué. Je m'étais posé et continue d'ailleurs à me poser des questions. Est-ce un informateur mal intentionné qui vous a avisé ou un concurrent à madame Alizéta Ouédraogo qui vous y a poussé ? Ne vouliez-vous pas par cet article atteindre non pas madame Ouédraogo mais le Président du Faso en personne ?

Quelle que soit la réponse que vous apporteriez, San Finna aura pêché. Ce journal, que j'ai connu soucieux d'équilibre, de commentaires réfléchis, m'aura chagriné. Je ne sais pas si côté déontologie vous avez cherché à être juste, mais étant donné le fait que je ne suis pas le Conseil Supérieur de la Communication, je ne vais pas vous juger ici mais j'essaierai de démontrer à vos lecteurs que ce que vous avez dit dans cet article ne tient pas la route.

Premièrement, vous avez parlé de la vie très privée de cette dame. Même si ce que vous dites peut paraître pertinent, je ne pense pas que cela est une chose bien. Cette manière de traiter cette information à mon sens n'est pas professionnelle et j'irai même plus loin pour dire que ce n'est pas africain.

En second lieu, j'avancerai que tout ce que vous dites dans les lignes de cet article est faux. Naturellement, il n'est pas facile pour un opérateur économique de la trempe de madame Ouédraogo de réagir par un droit de réponse, surtout lorsqu'il s'agit de sa famille qui est ce que l'on sait. Il est donc normal qu'elle garde jusqu'à présent le silence. Sachant cela, vous vous êtes permis d'écrire sur elle, sans daigner une seule fois vous dire que vous êtes condamnable. Connaissant bien cette dame, je sais que toutes les articulations de votre article sont fausses.

Vous avez attaqué une dame qui se bat courageusement pour sa famille et pour la cause nationale. A cause de cette dame que vous attaquez frontalement, la capitale et bien d'autres villes du pays ont des infrastructures qui les rendent méconnaissables. Au lieu de la féliciter et de dire tous les efforts qu'elle s'échine à faire pour le bien du pays, vous la vilipendez. Est-ce ça votre métier ? Je ne le crois pas.

Vous dites que ses comptes bancaires ont été restreints. Depuis quand avez-vous entendu que les comptes bancaires d'une personne ont été restreints sans une procédure judiciaire ? L'écrit n'est pas crédible, parce que vous laissez entendre aussi que madame Ouédraogo serait allée tenir des propos désobligeants à l'endroit du Président Blaise Compaoré chez des opérateurs économiques concurrents à elle. Pensez-vous que cette dame est aussi naïve que ça ? Que c'est à cause de tels comportements qu'elle est arrivée à réussir en affaire ? Vous aussi ! Et si tout ce que vous avez dit tenait la route, ne pensez-vous pas que d'autres journaux, qui ont plus de moyens d'investigation que vous, allaient venir à votre suite sur le sujet et confirmer du même coup vos allégations? Du coup, il y a plus d'un mois que vous en avez parlé et toujours rien de la part de vos confrères. Vous voyez, il n'y a rien !

En dernier lieu, vous aviez dit que dès le retour de Blaise Compaoré de Côte d'Ivoire, des Nations-Unies et du Venezuela, il devait prendre des mesures contre elle. Il n'en est rien. L'absence de ces mesures est une autre preuve qui vient nuire à la crédibilité de l'article et partant, de votre journal.

Veuillez faire connaître ma réaction à vos lecteurs et revenez s'il vous plaît, dans le droit chemin.

Ouagadougou »

Liens Pertinents

NDLR : Sachez d' abord, Monsieur Sanfo, que si notre journal n'était pas soucieux d'équilibre et de saine contradiction, il n'aurait certainement pas publié votre réaction en qualité de droit de réponse puisque vous n'avez été nulle part impliqué par l'écrit que vous incriminez. Les professionnels du droit vous auraient dit que vous n'avez pas ici d'intérêt à agir. Pour le surplus, nous vous apprenons que si nous n'étions pas respectueux de la vie privée et si nous étions seulement préoccupés par le spectaculaire et les boniments, nous aurions pu laisser courir sur plusieurs Editions, le fond de la question que nous avons soulevée dans notre article, tant nous avons reçu de témoignages à l'opposé du vôtre. Ceci dit, votre préoccupation ayant été satisfaite, nous l'espérons, par la publication de ce « droit de réponse », nous espérons vous garder comme un de ces lecteurs assidus mais critiques, de notre organe.

Be the first to Write a Comment!

Plus de titres sur allAfrica.com

Copyright © 2009 San Finna. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

AllAfrica - All the Time

SELECT
SELECT

Le top des actualités: Burkina Faso

Rubriques